Le 19 octobre 2009 le quotidien économique publie dans sa rubrique « Dans la presse étrangère », une version condensée d’un article de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. http://www.lesechos.fr/info/analyse...
« Les jardins ouvriers menacés à Berlin
Vingt ans après la chute du mur, l’une des grandes fiertés de Berlin - les jardins ouvriers qui, selon le « Spiegel », ont inspiré nombre de pays, aussi bien en Amérique qu’en Europe - est menacée. La raison : le Sénat de Berlin, l’équivalent d’un conseil chargé d’administrer la ville-Etat, a décidé d’en réduire le nombre. « S’il réussit, plus d’un cinquième de l’espace total de la ville consacré au jardinage disparaîtra. » Derrière cette décision qui permettra de vendre des terrains à des promoteurs immobiliers, le Sénat de Berlin cherche tout simplement à réduire sa dette estimée actuellement à 60 milliards d’euros. Cette dette, souligne le magazine allemand, a été accumulée non seulement lors des grands scandales bancaires dans les années 1990, mais aussi en raison de dépenses de protection sociale élevées de la ville et d’une mauvaise gestion des autorités locales. Württemberg, un des parcs, a vraisemblablement déjà perdu la bataille. Mais tous ne se sont pas avoués vaincus. Peter Ehrenberg, le président d’une association qui représente 500.000 jardiniers berlinois du « dimanche », souhaite obtenir des garanties des autorités pour que rien ne soit entrepris avant 2020. En tout cas « Spiegel » trouve de très nombreuses vertus à ces jardins, comme leurs effets bénéfiques pour l’environnement ou encore leur capacité à offrir des refuges pour les oiseaux, sans oublier que le jardinage est un moyen à bon marché de faire de l’exercice. C’est à la fin du XIXe siècle que des ouvriers avaient commencé à occuper ces terrains dans des lieux vides de construction ou le long des voies ferrées pour planter notamment des pommes de terre. Pour les autorités, il s’agissait ainsi aussi de faire baisser la tension sociale dans la ville. Pendant la République de Weimar, ils occupaient quelque 6.200 hectares, soit le double environ de l’espace qui leur est réservé aujourd’hui. Même s’il reste quelque 74.500 jardins ouvriers. »
Deux jours plus tard, le mercredi 21 octobre, Bernard Maris fait sa chronique quotidienne sur France Inter. Il paraît très inspiré : http://sites.radiofrance.fr/francei...
Les Allemands sont riches 21 10 2009
(...) les Allemands sont des amateurs de jardin. J’avoue que je l’ignorais. Et oui, sous leurs manières un peu rudes se cache un cœur bucolique qui palpite au gazouillis des oiseaux... Je savais que les Français adoraient jardiner, mais les Allemands les dépassent, notamment pour les légumes, les carottes et les patates. Berlin compte 74500 jardins ouvriers pour quelques 3000 hectares, et une association de jardiniers regroupant 500000 personnes ! C’est au XIX° siècle que les ouvriers avaient commencé d’occuper des terrains plus ou moins vagues ou des voies ferrées désaffectées pour y semer des tubercules. Le jardin ouvrier était un moyen de nourrir la petite famille. Pendant la République de Weimar, les jardins connurent leur apogée pour occuper plus de 6000 hectares... Beaucoup de terrain en plein Berlin... Evidemment, donc la municipalité, très endettée, elle doit quelques 60 milliards d’euros, a bien envie de récupérer ce terrain plus ou moins squatté, pour le vendre à des promoteurs. Rappel : si les pays de l’Est n’avaient pas eu les jardins ouvriers du temps du soviétisme, ils auraient crevé de faim. Ils auraient un peu plus crevé de faim. Dernière raison pour préserver les jardins ouvriers, outre le fait que l’ouvrier berlinois s’y délasse avec l’infirmière berlinoise, ce sont de magnifiques réserves de faune (les oiseaux y trouvent refuge) et de flore. A quand des jardins ouvriers en plein Paris, le long des voies ferrées ? (...) »
A quand une chronique sur l’économie du plagiat sur France Inter ? Maris, qui n’a pas jugé utile de citer sa source, a-t-il au moins reversé une partie de sa pige aux Echos ?
