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	<title>Le Plan B</title>
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	<description>Journal bimestriel de critique des m&#233;dias et d'enqu&#234;tes sociales diffus&#233; en kiosques et librairies.</description>
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		<title>Le Plan B</title>
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		<title>Communiqu&#233; : David Pujadas re&#231;oit sa laisse d'or</title>
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		<dc:creator>Le Plan B</dc:creator>


		<dc:subject>Pujadas, David</dc:subject>

		<description>Le 30 juin 2010 vers 21 h 30, alors que le pr&#233;sentateur du journal t&#233;l&#233;vis&#233; de France 2 David Pujadas quittait les bureaux de France T&#233;l&#233;visions, une d&#233;l&#233;gation l'attend sur le trottoir pour lui remettre le troph&#233;e le plus convoit&#233; du Parti de la presse et de l'argent (PPA) : la Laisse d'or. L'objet, compos&#233; d'un collier en m&#233;tal robuste et d'une lani&#232;re en cuir v&#233;ritable, avait &#233;t&#233; achet&#233; le jour m&#234;me dans une quincaillerie parisienne et enduit d'une fine mais all&#233;chante couche de peinture dor&#233;e. Une bo&#238;te de (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 30 juin 2010 vers 21 h 30, alors que le pr&#233;sentateur du journal t&#233;l&#233;vis&#233; de France 2 David Pujadas quittait les bureaux de France T&#233;l&#233;visions, une d&#233;l&#233;gation l'attend sur le trottoir pour lui remettre le troph&#233;e le plus convoit&#233; du Parti de la presse et de l'argent (PPA) : la Laisse d'or.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'objet, compos&#233; d'un collier en m&#233;tal robuste et d'une lani&#232;re en cuir v&#233;ritable, avait &#233;t&#233; achet&#233; le jour m&#234;me dans une quincaillerie parisienne et enduit d'une fine mais all&#233;chante couche de peinture dor&#233;e. Une bo&#238;te de cirage, une brosse et un plumeau multicolore dot&#233;, selon son fabricant, du pouvoir d'&lt;i&gt;&#171; attirer la poussi&#232;re &#187;&lt;/i&gt; compl&#233;taient la panoplie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En d&#233;cernant ce kit au pr&#233;sentateur du &#171; 20 heures &#187; de France 2, les organisateurs entendaient r&#233;compenser le &lt;i&gt;&#171; journaliste le plus servile &#187;&lt;/i&gt;, comme ils l'ont expliqu&#233; au &lt;i&gt;Plan B&lt;/i&gt;, qui passait par l&#224;. Selon eux, Pujadas m&#233;rite la Laisse d'or pour son amour des euros (12 000 euros de salaire mensuel), sa haine des syndicalistes [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Exprim&#233;e notamment lors de son interview en direct de Xavier Mathieu, le (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;] et son d&#233;vouement pour les puissants, r&#233;affirm&#233; r&#233;cemment dans le film culte de Denis Jeambar, &lt;i&gt;Huit journalistes en col&#232;re&lt;/i&gt; (Arte, 9.2.10), qui le montrait fustigeant la surm&#233;diatisation des humbles : &lt;i&gt;&#171; Le journalisme des bons sentiments, c'est aussi une bien-pensance. C'est l'id&#233;e que, par d&#233;finition, le faible a toujours raison contre le fort, le salari&#233; contre l'entreprise, l'administr&#233; contre l'&#201;tat, le pays pauvre contre le pays riche, la libert&#233; individuelle contre la morale collective. En fait, c'est une sorte de d&#233;rive mal dig&#233;r&#233;e de la d&#233;fense de la veuve et de l'orphelin. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La c&#233;r&#233;monie fut br&#232;ve mais solennelle. Au moment o&#249; le journaliste &lt;i&gt;&#171; en col&#232;re &#187;&lt;/i&gt; s'appr&#234;te &#224; enfourcher son scooter, le comit&#233; des f&#234;tes surgit d'un arr&#234;t de bus pour l'acclamer, le couvrir de confettis et lui enrouler sa laisse autour du cou (qu'il a fort bas). Le r&#233;cipiendaire ne cache pas son &#233;motion, laquelle redouble lorsque ses h&#244;tes entreprennent de dorer int&#233;gralement son scooter en le vaporisant de peinture a&#233;rosol. &lt;i&gt;&#171; Vive le laquais du Si&#232;cle ! Vive le roi des laquais ! &#187;&lt;/i&gt;, exulte la foule en liesse, cependant que la monture du pr&#233;sentateur se m&#233;tamorphose en carrosse royal (voir photo).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans doute intimid&#233; par cette profusion d'hommages, et soucieux manifestement d'y convier les vigiles, David Pujadas prend alors ses jambes &#224; son cou pour s'engouffrer dans l'immeuble de France T&#233;l&#233;visions, o&#249; le sas de s&#233;curit&#233; le retient une bonne trentaine de secondes, le temps pour l'assistance de se disperser dans la bonne humeur. On le verra ensuite donner l'ordre aux vigiles de recouvrir la selle plaqu&#233;e or de son carrosse d'une b&#226;che en plastique. Apr&#232;s quoi il grimpera dessus et quittera fi&#232;rement les lieux dans une explosion de dorures et de vrombissements.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;David Pujadas n'a pas souhait&#233; donner plus de retentissement &#224; son embouffonnage. Mais que le public se rassure : les images de la sc&#232;ne figureront dans le prochain film de Pierre Carles&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_52 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.leplanb.org/local/cache-vignettes/L500xH375/scooter01floute-2-cbaba.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_50 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.leplanb.org/local/cache-vignettes/L500xH375/scooter02floute-1c6c8.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Exprim&#233;e notamment lors de son interview en direct de Xavier Mathieu, le porte-parole CGT des gr&#233;vistes de l'usine Continental de Clairoix, le 21 avril 2009. Lire &#224; ce propos &lt;i&gt;&#171; Des journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s face aux &#8220;violences&#8221; des salari&#233;s &#187;&lt;/i&gt; sur le site d'Acrimed, &lt;a href='http://www.acrimed.org/article3132.html' class='spip_out'&gt;http://www.acrimed.org/article3132.html&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#192; quoi servent les journalistes ?</title>
		<link>http://www.leplanb.org/A-quoi-servent-les-journalistes.html</link>
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		<dc:date>2010-06-23T07:54:11Z</dc:date>
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		<dc:creator>Le Plan B</dc:creator>


		<dc:subject>Sommaire Plan B n&#176;07</dc:subject>

		<description>Apr&#232;s le lancement par TF1, lors de la campagne pr&#233;sidentielle de 2007, de l'&#233;mission &#171; J'ai une question &#224; vous poser &#187; [1], qui court-circuite les journalistes politiques, les petits soldats du Parti de la presse et de l'argent tentent de justifier l'injustifiable : leur existence. Jean-Michel Aphatie, la rossinante de RTL, ne mange pas de ce foin-l&#224; : le &#171; journalisme participatif &#187; de TF1, ces questions directement pos&#233;es aux candidats par un panel de &#171; citoyens &#187;, lui pose un grave probl&#232;me : en (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s le lancement par TF1, lors de la campagne pr&#233;sidentielle de 2007, de l'&#233;mission &#171; J'ai une question &#224; vous poser &#187; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Emission politique cr&#233;&#233;e en f&#233;vrier 2007 et pr&#233;sent&#233;e par Patrick Poivre (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;], qui court-circuite les journalistes politiques,
les petits soldats du Parti de la presse et de l'argent tentent de justifier l'injustifiable : leur existence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jean-Michel Aphatie, la rossinante de RTL, ne
mange pas de ce foin-l&#224; : le &#171; journalisme participatif &#187; de TF1, ces questions directement pos&#233;es aux
candidats par un panel de &#171; citoyens &#187;, lui pose un grave
probl&#232;me : en l'absence des journalistes politiques, &lt;i&gt;&#171; le candidat
ne risque pas d'&#234;tre repris ou corrig&#233; &#187;&lt;/i&gt; s'il ment ou commet
une erreur (&lt;i&gt;Paris Normandie&lt;/i&gt;, 12.2.07). &lt;i&gt;&#171; Je pense que les
journalistes sont plus offensifs que le public &#187;&lt;/i&gt;, rench&#233;rit Alain
Duhamel, dont la pugnacit&#233; l&#233;gendaire a r&#233;gal&#233; trois g&#233;n&#233;rations
de politiques (&lt;i&gt;Paris Normandie&lt;/i&gt;, 12.2.07). &lt;i&gt;&#171; Le r&#244;le du
journaliste consiste seulement &#224; prendre connaissance &#224; l'avance
des questions des uns et des autres et &#224; les regrouper, hulule
Dominique Dhombres du fond de son petit encadr&#233; du
Monde. Il donne la parole mais pas son avis. &#187;&lt;/i&gt; R&#233;sultat : les candidats
peuvent &lt;i&gt;&#171; exposer leurs vues sans grand risque d'&#234;tre
contredits &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 14.2.07).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est entendu : face &#224; des professionnels de la trempe
d'Alain Duhamel ou de Jean-Michel Aphatie, jamais un
homme politique ne prof&#233;rerait une inexactitude sans &#234;tre
imm&#233;diatement interpell&#233;, repris et corrig&#233;. Illustration :
&#224; peine remis de son gros caprice contre les dirigeants de
France 3, coupables de n'avoir pas apport&#233; son verre de
lait-fraise au ministre de la Police &#8211; lequel hurlait incontinent :
&lt;i&gt;&#171; Personne n'est l&#224; pour m'accueillir ! Toute cette direction,
il faut la virer. Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent
rien pour attendre [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Cit&#233; par Le Canard encha&#238;n&#233;, 21.3.07.' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;] ! &#187;&lt;/i&gt; &#8211;, Nicolas Sarkozy affirme &#224; propos
des sans-papiers :&lt;i&gt; &#171; Les socialistes veulent la r&#233;gularisation
de tout le monde &#187;&lt;/i&gt; (&#171; France Europe Express &#187;, France 3,
18.3.07). Assoupis aux pieds du candidat, Christine
Ockrent, Serge July et Jean-Michel Blier (le moustachu qui
pose les questions les plus b&#234;tes) ne bronchent pas. Or, le
matin m&#234;me, Pierre Mauroy d&#233;clarait au Journal du
dimanche qu'&lt;i&gt;&#171; on ne peut r&#233;gulariser tout le monde &#187;.&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;Un plateau aussi passionnant que celui de &#171; France Europe
Express &#187; pouvant susciter une somnolence, Le Plan B a
examin&#233; celui de &#171; Mots crois&#233;s &#187; (France 2, 26.3.07). Face
&#224; Yves Calvi, Arnaud Montebourg &#233;voque les &lt;i&gt;&#171; 22 milliards
d'exon&#233;rations sociales &#187;&lt;/i&gt; consenties aux entreprises, avec cette
superbe conclusion : &lt;i&gt;&#171; C'est &#224; peu pr&#232;s le d&#233;ficit de la S&#233;curit&#233;
sociale annuel. &#187;&lt;/i&gt; Le mot &#224; retenir est &#171; &#224; peu pr&#232;s &#187;, puisque
le d&#233;ficit de la S&#233;cu s'&#233;l&#232;ve pour 2006 &#224; 8,7 milliards.
L'animateur ne r&#233;agit pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Corruption passive&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trop facile, r&#233;torquent les sceptiques : Yves Calvi est nul.
C'est vrai. Mais, dans &#171; &#192; vous de juger &#187; (France 2, 8.2.07),
Arlette Chabot ne souffle mot quand Jean-Marie Le Pen
recense &lt;i&gt;&#171; 14 millions de travailleurs pauvres &#187;&lt;/i&gt;, c'est-&#224;-dire plus
de la moiti&#233; des salari&#233;s. La directrice de l'information de
France 2 juge superflu d'&#233;clairer les t&#233;l&#233;spectateurs sur le
crit&#232;re de pauvret&#233; retenu par le patron du Front national
(des revenus inf&#233;rieurs &#224; deux fois le Smic).
&lt;br /&gt;&#192; &#171; Ripostes &#187; (France 5, 18.3.07), Serge Moati et Sylvie
Pierre-Brossolette ne sursautent pas non plus lorsque
Arlette Laguiller &#233;voque les &lt;i&gt;&#171; 43000 communes &#187;&lt;/i&gt; fran&#231;aises
(il y en a 36000). Certes, Moati d&#233;passe tout juste l'&#226;ge
mental d'un enfant de deux ans et demi et Pierre Brossolette ne sait pas lire. David Pujadas, lui, a lu tout
Tintin. Mais, au journal de 20 heures de France 2
(19.3.07), Sarkozy qualifie d'&#171; organisme ind&#233;pendant &#187; l'institut
Rexecode sans faire sourciller le pr&#233;sentateur, alors
que la nature patronale de cet organisme est connue
jusque sur Uranus. Quoi de plus normal : Pujadas s'informe
en &#233;coutant Moati, Chabot, Pierre-Brossolette, July,
Blier et Ockrent. Lesquels laissaient sans r&#233;agir S&#233;gol&#232;ne
Royal roucouler sur France 3 : &lt;i&gt;&#171; Nous avons le taux de ch&#244;ch&#244;mage
des jeunes le plus &#233;lev&#233; d'Europe &#187;&lt;/i&gt; (17.3.07). Moins &#233;lev&#233;
qu'en Espagne, en Italie, en Gr&#232;ce, en Slovaquie, en
Pologne, etc. Circonstance att&#233;nuante : ce soir-l&#224;, tout le
monde dormait sur le plateau.
&lt;br /&gt;Les journalistes &lt;i&gt;&#171; plus offensifs que le public &#187;&lt;/i&gt; ? Le 8 mars,
Michel Denisot confirme le postulat duham&#233;lien en recevant
Nicolas Sarkozy dans son &#171; Grand journal &#187; sur
Canal Plus. &lt;i&gt;Le Canard encha&#238;n&#233;&lt;/i&gt; (28.2.07) venait de r&#233;v&#233;ler
que le petit traitre balladurien avait obtenu d'un promoteur
ami une ristourne de 300000 euros sur l'achat d'un
duplex &#224; Neuilly, ville dont il &#233;tait maire. Un cadeau qualifi&#233;
par le Code p&#233;nal de &#171; prise ill&#233;gale d'int&#233;r&#234;t &#187;, voire
de &#171; corruption passive &#187;. Pour effleurer le sujet, Denisot
enfile des gants en soie : &lt;i&gt;&#171; Qu'est-ce qui vous a choqu&#233; le plus
cette semaine ? C'est ce qui a &#233;t&#233; sorti dans&lt;/i&gt; Le Canard &lt;i&gt;sur votre
appartement ? &#187;&lt;/i&gt; On en restera l&#224;. Des questions plus insolentes
br&#251;lent les l&#232;vres des intervieweurs de Canal Plus :
&lt;i&gt;&#171; Il me semble que vous &#234;tes un hypersensible, et que &#231;a ne se voit
pas du tout &#187;&lt;/i&gt;, l&#226;che Fr&#233;d&#233;ric Beigbeder. &lt;i&gt;&#171; Peut-&#234;tre pas assez &#187;&lt;/i&gt;,
convient le chef de la police.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'hypersensibilit&#233; de Nicolas Sarkozy ne sera pas mise &#224;
trop rude &#233;preuve. Sur les dizaines de journalistes qui se
relaieront dans les semaines suivantes, un seul &#8211; sur
France 3 &#8211; osera en sa pr&#233;sence une allusion au duplex. Il
est vrai que les journalistes n'ont pas l'esprit partisan : avec
la m&#234;me constance, ils &#233;pargneront &#224; S&#233;gol&#232;ne Royal et
Fran&#231;ois Hollande toute question relative &#224; leur tricherie
fiscale. Selon &lt;i&gt;Le Canard encha&#238;n&#233;&lt;/i&gt; (7.3.07), le patrimoine
immobilier du couple &#171; socialiste &#187; se monte &#224; 1,8 million
d'euros, le double de ce qu'il a d&#233;clar&#233; au titre de l'imp&#244;t sur
la fortune. Dans les interviews-fleuves d&#233;roul&#233;es &#224; la candidate
par &lt;i&gt;Les Inrockuptibles&lt;/i&gt; (23.3.07) et &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; (28.3.07),
cette d&#233;monstration d'&#171; ordre juste &#187; ne sera pas mentionn&#233;e
une seule fois. Sarcosette ne peut que partager la satisfaction
de Sarkozy quand il d&#233;clarait chez Denisot :
&lt;i&gt;&#171; Journaliste, c'est un beau m&#233;tier. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Paru dans &lt;a href='http://www.leplanb.org/LE-PLAN-B-No7-SOMMAIRE.html' class='spip_in'&gt;Le Plan B n&#176;07, avril-mai 2007&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Emission politique cr&#233;&#233;e en f&#233;vrier 2007 et pr&#233;sent&#233;e par Patrick Poivre d'Arvor, dont le concept visait &#224; confronter en direct les candidats &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle aux questions de 100 Fran&#231;ais s&#233;lectionn&#233;s par la SOFRES&lt;/p&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Cit&#233; par &lt;i&gt;Le Canard encha&#238;n&#233;&lt;/i&gt;, 21.3.07.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le r&#233;alisme lib&#233;ral de France 2</title>
		<link>http://www.leplanb.org/Le-realisme-liberal-de-France-2.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.leplanb.org/Le-realisme-liberal-de-France-2.html</guid>
		<dc:date>2010-06-09T07:45:07Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Le Plan B</dc:creator>


		<dc:subject>Sommaire Plan B n&#176;07</dc:subject>
		<dc:subject>Crise &#233;conomique</dc:subject>
		<dc:subject>France 2</dc:subject>

		<description>La cha&#238;ne de service public l&#226;che un tapis de bombes id&#233;ologiques sur la campagne pr&#233;sidentielle de 2007. Et rejoue &#171; Vive la crise ! &#187; Pascale Breugnot a de la suite dans les id&#233;es. En 1984, elle produisait l'&#233;mission &#171; Vive la crise &#187;. Vingt-trois ans plus tard, elle parraine le magazine &#171; Vive la France ? &#187;, diffus&#233; sur France 2 le 15 f&#233;vrier dernier. Dans les deux cas, il s'est agi d'expliquer aux Fran&#231;ais, gr&#226;ce &#224; un travail de &#171; p&#233;dagogie &#187;, la n&#233;cessit&#233; de la &#171; r&#233;forme &#187;, des &#171; efforts &#187; et du (...)

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&lt;a href="http://www.leplanb.org/+-Sommaire-Plan-B-no07-+.html" rel="tag"&gt;Sommaire Plan B n&#176;07&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.leplanb.org/+-Crise-economique-+.html" rel="tag"&gt;Crise &#233;conomique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.leplanb.org/+-France-2-+.html" rel="tag"&gt;France 2&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La cha&#238;ne de service public l&#226;che un tapis de bombes id&#233;ologiques
sur la campagne pr&#233;sidentielle de 2007. Et rejoue &#171; Vive la crise ! &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pascale Breugnot a de la suite dans les id&#233;es. En 1984,
elle produisait l'&#233;mission &#171; Vive la crise &#187;. Vingt-trois
ans plus tard, elle parraine le magazine &#171; Vive la
France ? &#187;, diffus&#233; sur France 2 le 15 f&#233;vrier dernier. Dans
les deux cas, il s'est agi d'expliquer aux Fran&#231;ais, gr&#226;ce &#224; un
travail de &lt;i&gt;&#171; p&#233;dagogie &#187;&lt;/i&gt;, la n&#233;cessit&#233; de la &#171; r&#233;forme &#187;, des
&lt;i&gt;&#171; efforts &#187;&lt;/i&gt; et du renoncement aux &lt;i&gt;&#171; avantages acquis &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La remise en cause permanente de soi, la flexibilit&#233;,
l'&lt;i&gt;&#171; adaptation &#187;&lt;/i&gt;, c'est pour les autres : Breugnot, elle, se satisfait
d'infliger &#224; la t&#233;l&#233;vision publique les m&#234;mes programmes
depuis vingt-cinq ans. Une telle nonchalance est
courante dans les rangs du Parti de la presse et de l'argent
(PPA), et notamment chez les architectes des deux joyaux
t&#233;l&#233;vis&#233;s &#233;voqu&#233;s plus haut. En 1984, &#171; Vive la crise &#187; avait
&#233;t&#233; chapeaut&#233;e et nourrie par la Fondation Saint-Simon,
un think tank patronal dissous en 1999 peu apr&#232;s le d&#233;c&#232;s
de Fran&#231;ois Furet au cours d'un match de tennis (qu'il a
donc perdu ce jour-l&#224;). L'ex-secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la
Fondation s'appelait Pierre Rosanvallon. Toujours vivant,
certes, mais trop grassouillet pour pratiquer un autre sport
que le &#171; d&#233;bat &#187; sur France Culture. Collectionneur de costumes
trois pi&#232;ces et de cravates &#224; pois jaunes, il dirige &#224;
pr&#233;sent une &#233;curie &#233;ditoriale nomm&#233;e &#171; La R&#233;publique
des id&#233;es &#187; (molles). C'est &#224; ce petit troupeau de canassons
strauss-kahniens que France 2 a confi&#233; l'encadrement
id&#233;ologique du programme &#171; Vive la France ? &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi de Dominique M&#233;da, que ses coll&#232;gues ne nomment
plus que &#171; Dominique M&#233;dias &#187;, tant ses prestations m&#233;diatiques
sont nombreuses (et piteuses). Membre de l'association
Les Amis de S&#233;gol&#232;ne Royal, elle pourrait porter la
poisse au PS. En effet, &lt;i&gt;&#171; elle s'est toujours tromp&#233;e sur tout &#187;&lt;/i&gt;,
entend-on r&#233;p&#233;ter dans tous les couloirs du Centre
d'&#233;tudes de l'emploi. Elle a ainsi &#171; th&#233;oris&#233; &#187; l'id&#233;e de &lt;i&gt;&#171; la fin
du travail &#187;&lt;/i&gt; lors d'un stage d'observation des journalistes du
&lt;i&gt;Nouvel Observateur.&lt;/i&gt; Puissante intuition&#8230; Daniel Cohen,
&#233;conomiste, &lt;i&gt;senior adviser&lt;/i&gt; aupr&#232;s de la banque Lazard, &#233;ditorialiste
associ&#233; au &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; (comme Rosanvallon), est surtout
propagandiste pour enfants du capitalisme sur France
Culture (lire &lt;a href='http://www.leplanb.org/LE-PLAN-B-No1-SOMMAIRE.html' class='spip_in'&gt;&lt;i&gt;Le Plan B&lt;/i&gt; n&#176; 1, mars 2006&lt;/a&gt;, p. 16-17). Fran&#231;ois
Dubet publie dans la collection de Rosanvallon L'&#201;cole des
chances (le titre pr&#233;vu initialement, &#171; L'&#201;cole des fans &#187;,
ayant d&#233;j&#224; &#233;t&#233; d&#233;pos&#233; par un certain Jacques Martin), avec
cette proph&#233;tie : &lt;i&gt;&#171; L'avenir de l'&#233;cole ne se tient pas dans son
pass&#233;. &#187;&lt;/i&gt; Tous sont r&#233;guli&#232;rement c&#233;l&#233;br&#233;s par l'&#233;ditorialiste
bolchevique du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; &#201;ric Le Boucher, qui r&#233;serve ses dispositions
sanguinaires aux syndicats ouvriers. &#201;ric est l'un
des intervenants vedettes du magazine diffus&#233; par
France 2.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dix ans de programmes stimulants&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entre &#171; Vive la crise &#187; et &#171; Vive la France ? &#187;, les t&#233;l&#233;visions
n'ont cess&#233; de jouer leur r&#244;le &#171; citoyen &#187; en diffusant des
&#233;missions consacr&#233;es au bonheur de l'humanit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1984 fut un cru exceptionnel. Le 12 janvier, Fran&#231;ois de
Closets, auteur deux ans plus t&#244;t du best-seller antisyndical
&lt;i&gt;Toujours plus !&lt;/i&gt;, lance &#171; Les motivateurs &#187; sur TF1, avec ce
script all&#233;chant : &lt;i&gt;&#171; Comment surmonter ou refuser la crise ? Par
la motivation. &#187;&lt;/i&gt; Le 7 juin, de Closets explique dans &#171; D&#233;p&#244;t
de bilan : la nouvelle gestion &#187; : &lt;i&gt;&#171; Face aux entraves bureaucratiques
qui paralysent les entreprises en difficult&#233;, les patrons doivent
bien souvent d&#233;poser le bilan pour pouvoir r&#233;duire le personnel et
repartir sur des bases financi&#232;res saines. &#187;&lt;/i&gt; Le 26 septembre, le journaliste &#171; de gauche &#187; barbichu Laurent Joffrin pilote
&#171; Les bons, la crise et les perdants &#187; : tout un programme&#8230;
Bernard Tapie se pavane en 1986 dans un magazine cr&#233;&#233;
pour lui, &#171; Ambitions &#187;, sur TF1 (lire p.16-17). Le 14 d&#233;cembre
1987, Jean-Claude Guillebaud, qui avait d&#233;j&#224; jou&#233;
un r&#244;le moteur dans &#171; Vive la crise &#187;, gronde &#171; La France
paresseuse &#187; en compagnie du journaliste Daniel Leconte
(qui s&#233;vit aujourd'hui sur Arte). Les accents de ce dernier
magazine ne nous sont pas tout &#224; fait inconnus : &lt;i&gt;&#171; On part du
constat que les Fran&#231;ais sont les derniers de la classe en dur&#233;e effective
de travail [&#8230;]. Notre propos n'est pas de dire que les Fran&#231;ais
doivent se remettre au boulot. Notre d&#233;marche est une d&#233;marche de
journalistes. &#192; la limite, on n'a m&#234;me pas &#224; dire si l'on est d'accord
ou pas, il y a ce fait incontournable. &#187;&lt;/i&gt; Les questions qu'ils
posent sont donc d'une objectivit&#233; de cristal : &lt;i&gt;&#171; &#192; qui la
faute ? &#187;&lt;/i&gt; Enfin, en 1989, une s&#233;rie de cinq &#233;missions porte
&#8211; d&#233;j&#224; ! &#8212; le nom de &#171; Vive la France &#187;. Au menu :&lt;i&gt; &#171; le r&#233;alisateur
s'int&#233;resse &#224; la &#8220;France positive&#8221; et interroge longuement des
jeunes PDG, des universitaires cr&#233;ateurs d'entreprises [&#8230;]. Tous ces
hommes qui peaufinent une nouvelle mani&#232;re de vivre. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La France, c'est les soviets&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais le cru 2007 n'a pas &#224; rougir de ses a&#238;n&#233;s. En sus de
&#171; Vive la France ? &#187;, le service public a diffus&#233;, le 26 f&#233;vrier
dernier, l'&#233;mission &#171; Un oeil sur la France &#187;. Le concept : des
journalistes &#233;trangers portent un &lt;i&gt;&#171; regard diff&#233;rent &#187;&lt;/i&gt; sur le syst&#232;me
fran&#231;ais. La prestation de Ioulia Kapoustina, journaliste
russe (par ailleurs chroniqueuse &#224; &#171; Arr&#234;t sur images &#187;, sur France 5) fut un bijou. Son th&#232;me : &#171; Le g&#226;chis des universit&#233;s &#187;. Son propos : &lt;i&gt;&#171; Faire entrer l'entreprise dans l'universit&#233;
[&#8230;]. Serait-ce si illogique ? &#187;&lt;/i&gt; Ioulia, qui semble avoir &#233;t&#233;
form&#233;e au journalisme pluraliste par la presse sovi&#233;tique
de parti unique, ne recula devant aucun argument :
&lt;i&gt;&#171; Couloirs exigus, escaliers en bois : le coeur de la Sorbonne est bien
fatigu&#233;. &#187;&lt;/i&gt; L'origine de la chienlit est vite identifi&#233; : c'est
Mai 1968, bien s&#251;r, et &lt;i&gt;&#171; le droit aux &#233;tudes longues pour tous
ceux qui le souhaitent sans aucune obligation en contrepartie. [&#8230;]
Vous avez privil&#233;gi&#233; la quantit&#233; au d&#233;triment de la qualit&#233;, l'enseignement
de masse &#224; la promotion du m&#233;rite et de l'effort. Ce syst&#232;me
ne vous rappelle rien ? Moi si, le kolkhoze ! &#187;&lt;/i&gt; Et la
comparaison nuanc&#233;e continue : &lt;i&gt;&#171; De la bureaucratie des
Sovi&#233;tiques, vous avez sans doute pris le meilleur, comme les statuts
des fonctionnaires pour les chercheurs. Mais voil&#224;, en France
il y a ceux qui trouvent, ceux qui cherchent, et ceux qui fument une
pipe confortablement install&#233;s sur le coussin de la fonction
publique. &#187;&lt;/i&gt; Kapoustina fulmine ensuite contre &lt;i&gt;&#171; l'immobilisme &#187;&lt;/i&gt; des &#233;tudiants, lequel contrecarre des mesures n&#233;cessaires :
&lt;i&gt;&#171; La s&#233;lection &#224; l'entr&#233;e de l'universit&#233;, l'augmentation des
droits d'inscription, l'harmonisation avec les dipl&#244;mes europ&#233;ens :
&#224; chaque fois, la France bouge pour que rien ne bouge. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais Ioulia trouvera enfin le bonheur dans une &#233;cole de
commerce de banlieue, o&#249; le co&#251;t annuel de la scolarit&#233;
atteint &#224; peine 45000 euros. Le pr&#233;sident de l'&#233;tablissement,
supr&#234;me jouissance, s'exprime dans la langue de
Bill Gates et de George W. Bush (et non celle de Jack
London). Traduits par un sp&#233;cialiste du &lt;i&gt;Plan B&lt;/i&gt; en litt&#233;rature
&#233;lisab&#233;thaine, ses propos sont : &#171; &lt;i&gt;Nous, on aime l'entreprise. &#187;&lt;/i&gt; Et nous, la t&#233;l&#233;vision de service public.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Paru dans &lt;a href='http://www.leplanb.org/LE-PLAN-B-No7-SOMMAIRE.html' class='spip_in'&gt;Le Plan B n&#176;07, avril-mai 2007&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comment le PS a &#171; r&#233;form&#233; &#187; les services publics</title>
		<link>http://www.leplanb.org/Comment-le-PS-a-reforme-les.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.leplanb.org/Comment-le-PS-a-reforme-les.html</guid>
		<dc:date>2010-06-02T14:40:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Le Plan B</dc:creator>


		<dc:subject>Sommaire Plan B n&#176;06</dc:subject>
		<dc:subject>Parti Socialiste</dc:subject>
		<dc:subject>Services Publics</dc:subject>

		<description>Dans son programme pr&#233;sidentiel de 2007, le Parti socialiste annon&#231;ait des &#171; services publics confort&#233;s &#187;. Mais, quand il fut au pouvoir, le PS a surtout confort&#233; leur d&#233;membrement. Le Plan B passe le balai dans le grenier des fausses promesses. La posture para&#238;t aussi loufoque qu'un Philippe de Villiers s'engageant &#224; subventionner l'amour libre : le PS s'&#233;rige en sauveur des services publics. Dans leur projet pr&#233;sidentiel de 2007, les socialistes consacrent un chapitre entier &#224; ce th&#232;me. En titre : &#171; (...)

-
&lt;a href="http://www.leplanb.org/-Que-faire-.html" rel="directory"&gt;Que faire ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.leplanb.org/+-Sommaire-Plan-B-no06-+.html" rel="tag"&gt;Sommaire Plan B n&#176;06&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.leplanb.org/+-Parti-Socialiste-+.html" rel="tag"&gt;Parti Socialiste&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.leplanb.org/+-Services-Publics-+.html" rel="tag"&gt;Services Publics&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans son programme pr&#233;sidentiel de 2007, le Parti socialiste annon&#231;ait
des &#171; services publics confort&#233;s &#187;. Mais, quand il fut au pouvoir, le PS a surtout
confort&#233; leur d&#233;membrement. &lt;i&gt;Le Plan B&lt;/i&gt; passe le balai dans le grenier
des fausses promesses.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La posture para&#238;t aussi loufoque qu'un Philippe de
Villiers s'engageant &#224; subventionner l'amour libre :
le PS s'&#233;rige en sauveur des services publics. Dans
leur projet pr&#233;sidentiel de 2007, les socialistes consacrent un chapitre
entier &#224; ce th&#232;me. En titre : &#171; Les services publics
confort&#233;s. &#187; Ils promettent de r&#233;tablir &lt;i&gt;&#171; le contr&#244;le public &#224;
100% d'EDF &#187;&lt;/i&gt; ; quelques ann&#233;es plus t&#244;t, ils se dandinaient
aux avant-postes de la d&#233;r&#233;gulation du march&#233; de l'&#233;nergie.
Ils jurent aussi de &lt;i&gt;&#171; continuer &#224; [se] battre pour l'adoption
d'une directive-cadre europ&#233;enne sur les services d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral
qui permettra de faire reconna&#238;tre un droit sp&#233;cifique des services
publics &#187;&lt;/i&gt; ; la &lt;i&gt;&#171; bataille &#187;&lt;/i&gt; qu'ils men&#232;rent il n'y a pas si longtemps
consista &#224; imposer comme commis europ&#233;en au
commerce le militant PS Pascal Lamy. Lequel d&#233;clara aussit&#244;t :
&lt;i&gt;&#171; L'OMC doit &#233;largir ses attributions pour englober des questions
de soci&#233;t&#233; telles que l'environnement, la culture, la sant&#233; et
la nourriture, qui ne peuvent plus &#234;tre tenues &#224; l'&#233;cart du commerce [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Strasbourg, 6 octobre 1999, discours cit&#233; par Raoul-Marc Jennar dans La (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les camarades de S&#233;gol&#232;ne Royal sont coutumiers de ce
genre de fac&#233;ties. En 1997 d&#233;j&#224;, leur programme &#233;lectoral
fustigeait &lt;i&gt;&#171; le d&#233;mant&#232;lement des services publics &#187;&lt;/i&gt; cons&#233;cutif
&#224; &lt;i&gt;&#171; la purge lib&#233;rale &#187;&lt;/i&gt; op&#233;r&#233;e par la droite. &lt;i&gt;&#171; S&#233;curit&#233;, &#233;ducation,
transports, sant&#233;, poste, t&#233;l&#233;communications : [&#8230;] nous refusons
la privatisation des services publics et leur transformation en
objet de profit [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Parti socialiste, Changeons d'avenir. Nos engagements pour la France, mai (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]. &#187;&lt;/i&gt; Juste avant d'&#234;tre propuls&#233; ministre de
l'&#201;conomie et des Finances, Dominique Strauss-Kahn se
pavanait la main sur le coeur : &lt;i&gt;&#171; Parce qu'il y a mission de service
public, les socialistes souhaitent que France T&#233;l&#233;com reste avec
un capital &#224; 100 % public &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, 5.6.97). Pass&#233; l'&#233;t&#233;,
le m&#234;me DSK concr&#233;tisait ce &lt;i&gt;&#171; souhait &#187;&lt;/i&gt; en introduisant
l'op&#233;rateur t&#233;l&#233;phonique en Bourse. Pour faire bonne
mesure, Michel Delebarre, charg&#233; par Lionel Jospin d'un
rapport sur les privatisations [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='Rapport au Premier ministre sur les enjeux d'avenir pour France t&#233;l&#233;com, (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;], assurait que &lt;i&gt;&#171; l'actionnaire
tr&#232;s majoritaire, quel que soit le cas de figure, demeurera[it]
l'&#201;tat. &#187;&lt;/i&gt; Bingo ! En octobre 2000, la part &lt;i&gt;&#171; tr&#232;s majoritaire &#187;&lt;/i&gt;
de l'&#201;tat dans le capital de France T&#233;l&#233;com d&#233;passait tout
juste la barre des 50 %, cr&#233;ant les conditions de sa privatisation
totale cinq ans plus tard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les b&#234;lements de Pierret&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les sacripants roses n'en &#233;taient pas &#224; leur coup d'essai :
l'immolation des Postes et T&#233;l&#233;communications sur l'autel
des dividendes d&#233;licieux avait d&#233;but&#233; d&#232;s le d&#233;but des
ann&#233;es 1990. Ma&#238;tres de c&#233;r&#233;monie, Michel Rocard,
Premier ministre, et Paul Quil&#232;s, ministre des PTT, entrechoquaient
leurs battoirs : pour engager le processus de
privatisation, il suffisait de scinder les PTT en deux entreprises
autonomes, France T&#233;l&#233;com et La Poste. La loi fut
vot&#233;e en mai 1990 par 272 d&#233;put&#233;s socialistes. &lt;i&gt;&#171; La vraie
mort, pour un service public comme la poste et les t&#233;l&#233;communications,
roucoulait Quil&#232;s, ce serait le repli sur les seules missions
traditionnelles, non rentables. La vie et l'avenir, c'est une
capacit&#233; d'aller sur les activit&#233;s porteuses [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='Le Monde, 10.10.89.' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;] &#187;.&lt;/i&gt; Bravant le danger
de s'empoisonner en avalant sa propre salive, le ministre
ajoutait que &lt;i&gt;&#171; l'id&#233;e m&#234;me d'une privatisation [&#233;tait] totalement &#233;trang&#232;re &#224; [sa] d&#233;marche, comme &#224; celle du Premier ministre &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les &lt;i&gt;&#171; activit&#233;s porteuses &#187;&lt;/i&gt; de France T&#233;l&#233;com se traduiront par
la suppression de 40000 emplois, la d&#233;t&#233;rioration rapide
du service rendu au public et la multiplication de pratiques
commerciales frauduleuses. Fin 2006, la justice sanctionnera
les trois plus gros op&#233;rateurs sur le march&#233;, Bouygues,
SFR et France T&#233;l&#233;com, d'une amende de 534 millions
d'euros pour entente illicite sur le dos des usagers.
Quant &#224; La Poste, son sort est scell&#233; le 15 octobre 2001,
avec la signature par les quinze pays alors membres de
l'Union europ&#233;enne de la directive instaurant la d&#233;r&#233;gulation
totale du march&#233; des services postaux &#224; l'horizon 2009. Ce jour-l&#224;, Christian Pierret, ex-num&#233;ro deux du
groupe Accor et secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; l'Industrie dans le gouvernement
Jospin, poussa des b&#234;lements de joie : La Poste
pouvait enfin rompre avec l'archa&#239;sme des ronds-de-cuir
arc-bout&#233;s sur le traitement du courrier. Des 12500
bureaux de plein exercice, il n'en restera plus fin 2007 que
5000 &#8211; suffisamment pour accueillir les guichets flambant
neufs de la Banque postale &#8211;, les autres devant se dissoudre
en &#171; points Poste &#187; coinc&#233;s entre des bo&#238;tes de cassoulet,
des paquets de cigarettes et de vieux num&#233;ros
malodorants du &lt;i&gt;Nouvel Observateur.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&#233;gol&#232;ne Royal rouge comme un homard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Allons, il vaut mieux &#234;tre de gauche si l'on veut &#234;tre autoris&#233; &#224;
gouverner &#224; droite. &#187;&lt;/i&gt; L'amertume de Franz-Olivier Giesbert
dans &lt;i&gt;Le Figaro magazine&lt;/i&gt; (7.11.98) explique la d&#233;votion qu'il
voue &#224; la &#171; droite de droite &#187; emmen&#233;e par Nicolas
Sarkozy. Elle saluait en creux les exploits r&#233;alis&#233;s par la
gauche plurielle sur le dossier de la SNCF. En f&#233;vrier 1997,
&#224; l'Assembl&#233;e nationale, les t&#233;nors du Parti socialiste s'insurgent
contre le d&#233;mant&#232;lement du service public ferroviaire
impuls&#233; par le gouvernement Jupp&#233; et son ministre
des Transports Bernard Pons. D&#233;cha&#238;n&#233;e, la candidate
de &lt;i&gt;&#171; l'ordre juste &#187;&lt;/i&gt; improvise un solo de claquettes dont
la radicalit&#233; &#233;pouvante un journaliste de &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; :&lt;i&gt; &#171; Le PS
affirme qu'il annulera la cr&#233;ation du RFF [R&#233;seau ferr&#233; fran&#231;ais]
s'il revient au pouvoir en 1998. Pour S&#233;gol&#232;ne Royal, d&#233;l&#233;gu&#233;e
aux services publics, il faudra &#8220;tout remettre &#224; plat&#8221; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='Lib&#233;ration, 5.2.97. Peu avant (16.11.95), Lib&#233;ration avait salu&#233; l'annonce par (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques semaines plus tard, la gauche plurielle arrive au
pouvoir. Elle maintient la loi Pons et acc&#233;l&#232;re le d&#233;pe&#231;age
de la SNCF. L'entit&#233; RFF, finalement ent&#233;rin&#233;e par le
ministre communiste Jean-Claude Gayssot, servira de
locomotive &#224; une enfilade de filiales priv&#233;es qui, petit &#224;
petit, &#233;videront la SNCF de sa substance publique. C'est
encore avec la b&#233;n&#233;diction du gouvernement Jospin que l'Union europ&#233;enne instaure, &#224; la fin de l'ann&#233;e 2000, la
mise en concurrence du fret ferroviaire international.
La poste, le train, mais aussi les avions et l'&#233;lectricit&#233;. Si
le gouvernement Jospin amorce l'ouverture du capital
d'Air France &#224; hauteur de 30 %, c'est dans le secteur de
l'&#233;nergie que son hostilit&#233; &#224; &#171; la purge lib&#233;rale &#187; va trouver
son expression la plus sinc&#232;re. En f&#233;vrier 2000, les d&#233;put&#233;s
PS votent une loi inspir&#233;e d'une directive europ&#233;enne
de 1996, agr&#233;ablement baptis&#233;e &#171; loi de modernisation du service
public de l'&#233;nergie &#187;. Christian Pierret en r&#233;sume la philosophie :
&lt;i&gt;&#171; &#192; la fois accepter l'ouverture et la progression tout en
essayant de ne pas forcer le pas. C'est-&#224;-dire qu'on joue le jeu des
trait&#233;s, on joue le jeu propos&#233; par la Commission. Le Conseil des
ministres aurait pu s'y opposer, mais en fait tout le monde est d'accord
pour avancer [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='footnote' title='Interview r&#233;alis&#233;e le 15.11.05 pour le documentaire sardonique EDF, les (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et l'on avan&#231;a vers l'horizon radieux du socialisme pluriel.
Trois producteurs d'&#233;lectricit&#233; fran&#231;ais adoss&#233;s &#224; EDF
et contr&#244;l&#233;s jusqu'alors par les pouvoirs publics sont brad&#233;s
au priv&#233; avant la fin de l'ann&#233;e 2000 : la Compagnie
nationale du Rh&#244;ne (CNR) et la Soci&#233;t&#233; hydro&#233;lectrique du Midi (SHEM) tombent dans la sous-ventri&#232;re de Suez-
Electrabel, tandis que la Soci&#233;t&#233; nationale d'&#233;lectricit&#233; et
de thermique (SNET) vient arrondir l'embonpoint de
l'espagnol Endesa. Bruxelles n'en demandait pas tant.
Mais, pr&#233;cise le brave Pierret, &lt;i&gt;&#171; &#231;a montrait le souci politique,
au sens noble du terme, de la France de jouer le jeu de la directive
europ&#233;enne [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='footnote' title='Idem.' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;] &#187;.&lt;/i&gt; Du jeu &#224; la chandelle, le pas sera franchi
lors de la panne &#233;lectrique du 4 novembre 2006. Elle
plonge 10 millions d'Europ&#233;ens dans le noir et dans la
col&#232;re de ne pas pouvoir lire &lt;i&gt;Le Plan B&lt;/i&gt; durant plusieurs
heures. Cet incident, le plus s&#233;rieux jamais survenu depuis
la guerre, &#233;claire &#224; rebours l'analyse p&#233;n&#233;trante livr&#233;e en
1998 par Dominique Strauss-Kahn sur la d&#233;r&#233;glementation : &lt;i&gt;&#171; Une telle &#233;volution doit renforcer le service public, en
confortant la s&#233;curit&#233; d'approvisionnement et l'acc&#232;s pour tous &#224;
une fourniture &#233;lectrique bon march&#233; et de qualit&#233; [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='footnote' title='Le Monde, 31.1.98.' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]. &#187;&lt;/i&gt; Bon march&#233; ?
Les tarifs &#224; destination des entreprises &#8211; totalement
d&#233;r&#233;gul&#233;s &#8211; ont grimp&#233; de 60 %. Il faudra attendre le
1er juillet 2007 pour que les particuliers go&#251;tent &#224; leur tour
&#224; la &#171; &lt;i&gt;modernisation&lt;/i&gt; &#187; du service.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette gauche qui capitule &#224; offert &#224; la droite un tremplin
inesp&#233;r&#233; : en d&#233;truisant l'emploi public, elle a ravag&#233; des
p&#244;les de r&#233;sistance aux politiques sarkozystes. On compte
en effet trois fois plus de syndiqu&#233;s dans les entreprises
publiques (15,6 %) que dans le priv&#233; (5,2 %, selon l'Insee).
En novembre-d&#233;cembre 1995, Alain Jupp&#233; a pu appr&#233;cier
leur d&#233;termination. Mais, entre la fin 1996 et la fin 2002,
les soci&#233;t&#233;s contr&#244;l&#233;es par l'&#201;tat ont perdu 176000 salari&#233;s.
Depuis le tournant lib&#233;ral de la gauche en 1983, la part des
entreprises publiques dans l'emploi total est pass&#233;e de
11 % &#224; 3,9 %. Nicolas Sarkozy peut d'autant plus
ais&#233;ment citer Blum et Jaur&#232;s que leurs h&#233;ritiers f&#233;lons ont
devanc&#233; le programme de l'UMP.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Paru dans &lt;a href='http://www.leplanb.org/LE-PLAN-B-No6-SOMMAIRE.html' class='spip_in'&gt;Le Plan B n&#176;6 (f&#233;v-mars 2007)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Strasbourg, 6 octobre 1999, discours cit&#233; par Raoul-Marc Jennar
dans &lt;i&gt;La Trahison des &#233;lites&lt;/i&gt;, Fayard, 2004.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Parti socialiste, &lt;i&gt;Changeons d'avenir. Nos engagements pour la France&lt;/i&gt;,
mai 1997.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Rapport au Premier ministre sur les enjeux d'avenir pour France t&#233;l&#233;com&lt;/i&gt;,
septembre 1997.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 10.10.89.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh5' id='nb5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, 5.2.97. Peu avant (16.11.95), &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; avait salu&#233; l'annonce
par Alain Jupp&#233; du plan de &#171; r&#233;forme &#187; de la S&#233;curit&#233; sociale
par un tonitruant &#171; Jupp&#233; l'audace &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh6' id='nb6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;] Interview r&#233;alis&#233;e le 15.11.05 pour le documentaire sardonique
EDF, &lt;i&gt;les apprentis sorciers&lt;/i&gt; , diffus&#233; sur France 5.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh7' id='nb7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='footnote'&gt;7&lt;/a&gt;] Idem.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh8' id='nb8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='footnote'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 31.1.98.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>An&#233;antissez la presse !</title>
		<link>http://www.leplanb.org/Aneantissez-la-presse.html</link>
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		<dc:date>2010-05-19T14:43:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Le Plan B</dc:creator>


		<dc:subject>Sommaire Plan B n&#176;06</dc:subject>
		<dc:subject>Allemagne</dc:subject>

		<description>En 1918-1919, les r&#233;volutionnaires allemands avaient r&#233;solu la question de leurs rapports aux m&#233;dias&#8230; La victoire des bolcheviks en Russie, en 1917, donne des id&#233;es au peuple allemand, lass&#233; d'entendre des g&#233;n&#233;raux moustachus lui expliquer qu'il faut se serrer la ceinture pour gagner la guerre. Les gr&#232;ves et les manifestations pacifistes se multiplient. &#192; la suite de la mutinerie des marins de haute mer, des conseils d'ouvriers et de soldats se forment spontan&#233;ment dans l'ensemble de l'Allemagne en (...)

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&lt;a href="http://www.leplanb.org/-Histoire-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.leplanb.org/+-Sommaire-Plan-B-no06-+.html" rel="tag"&gt;Sommaire Plan B n&#176;06&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.leplanb.org/+-Allemagne-+.html" rel="tag"&gt;Allemagne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 1918-1919, les r&#233;volutionnaires allemands avaient r&#233;solu la question de leurs
rapports aux m&#233;dias&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La victoire des bolcheviks en Russie,
en 1917, donne des id&#233;es au peuple
allemand, lass&#233; d'entendre des g&#233;n&#233;raux
moustachus lui expliquer qu'il faut se
serrer la ceinture pour gagner la guerre. Les
gr&#232;ves et les manifestations pacifistes se
multiplient. &#192; la suite de la mutinerie des
marins de haute mer, des conseils d'ouvriers
et de soldats se forment spontan&#233;ment
dans l'ensemble de l'Allemagne en
octobre-novembre 1918.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans tous les &#201;tats du Reich, les r&#233;gimes
monarchiques disparaissent sous la pression
populaire : la r&#233;publique est proclam&#233;e
le 7 novembre &#224; Munich ; deux jours plus
tard, &#224; Berlin, l'empereur Guillaume II
abdique et part cultiver des gla&#239;euls en
Hollande. &lt;i&gt;Die Deutsche Tageszeitung&lt;/i&gt; (&#171; le quotidien
allemand &#187;), porte-parole de la bourgeoisie
conservatrice, menace les fauteurs
de troubles : &lt;i&gt;&#171; Les mots ne parviennent pas &#224;
exprimer l'indignation et la douleur. [&#8230;]
L'oeuvre que nos p&#232;res ont d&#233;fendue de leur sang
ch&#233;ri, effac&#233;e par une trahison issue de notre propre
peuple ! [&#8230;] C'est une faute qui ne peut &#234;tre
pardonn&#233;e et qui ne le sera pas [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='10 novembre 1918, cit&#233; par Sebastian Haffner, Allemagne, 1918. Une r&#233;volution (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s la signature de l'armistice, le 11 novembre,
les spartakistes (regroup&#233;s au
d&#233;part autour du journal &lt;i&gt;Spartakus&lt;/i&gt;, de
Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht)
r&#233;clament, dans &lt;i&gt;Die Rote Fahne&lt;/i&gt; (&#171; le drapeau
rouge &#187;), une r&#233;publique socialiste
organis&#233;e &#224; partir de conseils d'ouvriers et
de soldats, sur le mod&#232;le des soviets. Mais
les sociaux-d&#233;mocrates du SPD (Parti
socialiste allemand), men&#233;s par le nouveau
chancelier Friedrich Ebert (un Gerhard
Schr&#246;der de l'&#233;poque), entendent barrer la
route au bolchevisme. Ils savent qu'ils peuvent
compter sur les forces conservatrices
ancr&#233;es dans l'administration, la magistrature,
l'arm&#233;e et l'industrie. Sans oublier la
presse bourgeoise. Le comprenant aussi, les
r&#233;volutionnaires s'emparent, le 24 d&#233;cembre
&#224; Berlin, du journal social-d&#233;mocrate
du SPD, le Vorw&#228;rts (&#171; en avant &#187;), pour &#233;diter
leur propre feuille, &lt;i&gt;Der Rote Vorw&#228;rts&lt;/i&gt; (&#171; le
&lt;i&gt;Vorw&#228;rts&lt;/i&gt; rouge &#187;) [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Gilbert Badia, Les Spartakistes, Julliard, 1966, Coll. &#171; Archives &#187;, p. (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; l'assaut des grands journaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 4 janvier 1919, une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale &#233;clate
dans la capitale allemande. Elle est soutenue
notamment par le nouveau Parti communiste
allemand (KPD), d'ob&#233;dience
spartakiste, et par d'autres socialistes r&#233;volutionnaires.
Le lendemain, d'&#233;normes cort&#232;ges
venus de tous les faubourgs ouvriers
convergent vers le centre de Berlin, bien
d&#233;cid&#233;s &#224; provoquer la chute du gouvernement.
Les manifestants ne se dispersent pas.
Des colonnes arm&#233;es se forment : certaines
partent occuper les gares et d'autres, loin
d'accorder des interviews au premier journaliste
qui passe, se dirigent vers le quartier
des journaux pour r&#233;gler leurs comptes avec le Parti de la presse et de l'argent (PPA).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les locaux des grands titres (dont le
&lt;i&gt;Vorw&#228;rts&lt;/i&gt;) sont occup&#233;s, les machines arr&#234;t&#233;es,
les r&#233;dactions expuls&#233;es. Ebert, ne supportant
pas cette atteinte &#224; la &#171; libert&#233;
d'expression &#187; et &#224; la propri&#233;t&#233; priv&#233;e, exige
que les insurg&#233;s rentrent chez eux pour
jouer au Monopoly. Mais le comit&#233; r&#233;volutionnaire,
qui si&#232;ge &#224; la pr&#233;fecture de police,
refuse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gustav Noske, un ancien d&#233;put&#233; socialiste
devenu gouverneur g&#233;n&#233;ral de Berlin, se
l&#232;che les babines &#224; l'id&#233;e de mater les rebelles :
&lt;i&gt;&#171; Il faut que quelqu'un soit le chien sanguinaire,
et je n'ai pas peur de cette responsabilit&#233; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='Cit&#233; par L'Humanit&#233;, 17 janvier 1995.' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Son glaive ? Les &#171; corps francs &#187; : des soldats
d&#233;mobilis&#233;s de l'ancienne arm&#233;e imp&#233;riale.
C'est autour du &lt;i&gt;Vorw&#228;rts&lt;/i&gt;, le 11 janvier, que
les affrontements les plus importants ont
lieu. Comme le rapporte l'&#233;crivain Franz
Jung, &lt;i&gt;&#171; les spartakistes qui occupaient les entreprises
du quartier de la presse, [et qui] tiraient
par les fen&#234;tres sur les engag&#233;s temporaires &#187;&lt;/i&gt; sont
compos&#233;s d'&lt;i&gt;&#171; ouvriers et ch&#244;meurs, employ&#233;s et
&#233;tudiants &#187;&lt;/i&gt; qui ne sont &lt;i&gt;&#171; absolument pas organis&#233;s &#187;&lt;/i&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='Cit&#233; par Jean-Paul Musigny, La R&#233;volution mise &#224; mort par ses c&#233;l&#233;brateurs (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]. Trois cents occupants (sardons)
sont faits prisonniers, certains sont fusill&#233;s.
Au terme de cette &#171; semaine sanglante &#187;, le
r&#233;tablissement de l'&#171; ordre juste &#187; sociald&#233;mocrate
se solde par pr&#232;s de 1 200
morts. Sur ordre de Noske, Rosa
Luxemburg et Karl Liebknecht sont assassin&#233;s
par des officiers le 15 janvier. La presse savoure la vue des corps francs d&#233;filant
dans Berlin : le journal conservateur
&lt;i&gt;Post&lt;/i&gt; (&#171; le courrier &#187;) chante ce &lt;i&gt;&#171; rayon
d'espoir &#187;&lt;/i&gt; et louange ces &lt;i&gt;&#171; troupes ob&#233;issant &#224;
leurs chefs [&#8230;], impeccablement disciplin&#233;es &#187;,
que tout le monde &#171; saluait avec des vivats
enthousiastes [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='Sebastian Haffner, op. cit., p. 139.' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;] &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La presse ment, et les r&#233;volutionnaires en
tiennent compte. &#192; Munich, dans les
colonnes de son journal &lt;i&gt;Der Ziegelbrenne&lt;/i&gt;r
(&#171; le fondeur de briques &#187;), Ret Marut
(connu plus tard sous le nom de B.Traven)
explique : &lt;i&gt;&#171; Les journalistes sont des crapules,
des manipulateurs de l'opinion qui trompent le
peuple de crainte de se retrouver &#8220;sans revenu
garanti&#8221;. [&#8230;] Tant que le gouvernement n'aura
pas &#233;tabli cette s&#233;paration entre presse publicitaire
et presse &#8220;d'opinion&#8221;, il n'y aura pas de
libert&#233; de la presse, il n'y aura pas de journaliste
libre. Tant que le gouvernement n'aura pas cr&#233;&#233;
cette libert&#233; de la presse, les travailleurs, les soldats et tous les hommes dont le bien-&#234;tre est quotidiennement
en butte aux infamies de la presse
et des journalistes ont le droit et le devoir d'emp&#234;cher
la presse de travailler &#8220;tranquillement&#8221;.
Il faut extirper la peste [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='footnote' title='Cit&#233; dans B. Traven, Dans l'&#201;tat le plus libre du monde, Paris, Babel, &#171; (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;] &#187;&lt;/i&gt; (15 janvier 1919).
Cinq jours plus tard, il enfonce le clou.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mat&#233;e &#224; Berlin, la r&#233;volution se poursuit &#224;
Munich, o&#249;, le 21 f&#233;vrier, l'assassinat du pr&#233;sident
du Conseil Eisner, trop proche des
ouvriers aux yeux des s&#233;gol&#232;ne-royalistes au
pouvoir, provoque une nouvelle gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale
organis&#233;e par le Conseil central
des conseils bavarois. Conscient que la destruction
du PPA conditionne le succ&#232;s de la
r&#233;volution, il confie son d&#233;partement de la
Presse &#224; Ret Marut&#8230; La Sardonie libre
dispose pour la premi&#232;re fois d'un ministre
de l'Information.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Les mensonges de la presse
vont cesser &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme &#224; Berlin, les sociaux-d&#233;mocrates
s'opposent &#224; un syst&#232;me qui s'inspire des
soviets. Apr&#232;s bien des tergiversations, la
r&#233;publique des Conseils de Bavi&#232;re est
proclam&#233;e, le 7 avril, peu apr&#232;s celle de la
Hongrie, pays qui, le 21 mars, a &#233;galement
choisi de suivre l'exemple des soviets.
Dans un texte placard&#233; sur les murs de la
ville, l'anarchiste Erich Mu&#776;hsam annonce
que &lt;i&gt;&#171; la libert&#233; de mensonges de la presse va cesser &#187;&lt;/i&gt; car &lt;i&gt;&#171; la socialisation des journaux assure
la vraie libert&#233; d'opinion du peuple r&#233;volutionnaire [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='footnote' title='Erich Mu&#776;hsam, La R&#233;publique des Conseils de Bavi&#232;re. La soci&#233;t&#233; lib&#233;r&#233;e de (...)' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;] &#187;&lt;/i&gt;. Le lendemain, Marut annonce
son projet de collectivisation du secteur &#224;
des repr&#233;sentants de la profession, qui
pleurnichent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le chef du gouvernement bavarois, le
social-d&#233;mocrate Hoffmann, refuse de
s'incliner. Il obtient le soutien d'Ebert, des
corps francs et d'officiers d&#233;mobilis&#233;s
(dont un certain Himmler et un certain
Hess). &#192; la t&#234;te d'une arm&#233;e de 50000
hommes, le moustachu Noske se charge &#224;
nouveau de matraquer les insurg&#233;s : apr&#232;s
avoir massacr&#233; pr&#232;s de 1000 personnes &#224;
Munich, ses troupes le suivent pour r&#233;primer
les gr&#232;ves qui se multiplient &#224; travers
le pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#201;chappant par miracle aux ba&#239;onnettes,
Marut dresse la liste des massacreurs : aux
c&#244;t&#233;s des &lt;i&gt;&#171; officiers, soldats, grands pr&#234;tres du
parti, juges, procureurs, mouchards &#187;&lt;/i&gt;, il n'oublie
pas de mentionner ceux qui ont &#233;t&#233; &#8212; et qui
demeurent &#8212; leurs porte-parole et leur propagandistes
z&#233;l&#233;s : les &lt;i&gt;&#171; pisse-copie &#187;&lt;/i&gt; de la
presse qui ment [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='footnote' title='Der Ziegelbrenner, 3 d&#233;cembre 1919.' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Paru dans &lt;a href='http://www.leplanb.org/LE-PLAN-B-No6-SOMMAIRE.html' class='spip_in'&gt;Le Plan B n&#176;6 (f&#233;v-mars 2007)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] 10 novembre 1918, cit&#233; par Sebastian Haffner,
&lt;i&gt;Allemagne, 1918. Une r&#233;volution trahie&lt;/i&gt;, Complexe,
2001, p. 104.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Gilbert Badia, &lt;i&gt;Les Spartakistes&lt;/i&gt;, Julliard, 1966,
Coll. &#171; Archives &#187;, p. 189.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] Cit&#233; par &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt;, 17 janvier 1995.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;] Cit&#233; par Jean-Paul Musigny, La R&#233;volution mise &#224;
mort par ses c&#233;l&#233;brateurs m&#234;me. &lt;i&gt;Le mouvement des
conseils en Allemagne, 1918-1920&lt;/i&gt;, Nautilus, 2001,
p. 37.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh5' id='nb5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;] Sebastian Haffner, &lt;i&gt;op. cit&lt;/i&gt;., p. 139.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh6' id='nb6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;] Cit&#233; dans B. Traven, &lt;i&gt;Dans l'&#201;tat le plus libre du
monde&lt;/i&gt;, Paris, Babel, &#171; R&#233;volutions &#187;, 1999.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh7' id='nb7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='footnote'&gt;7&lt;/a&gt;] Erich Mu&#776;hsam, &lt;i&gt;La R&#233;publique des Conseils de
Bavi&#232;re. La soci&#233;t&#233; lib&#233;r&#233;e de l'&#201;tat, La Digitale-
Spartacus&lt;/i&gt;, 1999, p. 76.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh8' id='nb8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='footnote'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Der Ziegelbrenner&lt;/i&gt;, 3 d&#233;cembre 1919.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Alors, EURO ?</title>
		<link>http://www.leplanb.org/Alors-EURO.html</link>
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		<dc:creator>Le Plan B</dc:creator>


		<dc:subject>Sommaire Plan B n&#176;06</dc:subject>
		<dc:subject>Europe</dc:subject>

		<description>Le 1er janvier 2002, le d&#233;barquement de la monnaie europ&#233;enne enivrait &#233;ditorialistes et banquiers. Retour sur une orgie, &#224; l'heure de la gueule de bois. Peu apr&#232;s la cr&#233;ation de l'euro, la presse ne devait pas tarder &#224; reconna&#238;tre qu'elle avait pris ses lecteurs pour des poires. Le 5 janvier 2000, Le Monde feint de pleurnicher : l'euro &#171; est devenu l'instrument d'une &#8220;am&#233;ricanisation&#8221; des &#233;conomies europ&#233;ennes [&#8230;]. Il devait &#234;tre le &#8220;meilleur instrument possible de ma&#238;trise de la mondialisation&#8221;, comme (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 1er janvier 2002, le d&#233;barquement de la monnaie europ&#233;enne enivrait &#233;ditorialistes et banquiers. Retour sur une orgie, &#224; l'heure de la gueule de bois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Peu apr&#232;s la cr&#233;ation de l'euro, la presse
ne devait pas tarder &#224; reconna&#238;tre
qu'elle avait pris ses lecteurs pour des
poires. Le 5 janvier 2000, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; feint de
pleurnicher : l'euro &lt;i&gt;&#171; est devenu l'instrument
d'une &#8220;am&#233;ricanisation&#8221; des &#233;conomies
europ&#233;ennes [&#8230;]. Il devait &#234;tre le &#8220;meilleur
instrument possible de ma&#238;trise de la
mondialisation&#8221;&lt;/i&gt;, comme disait Dominique
Strauss-Kahn en mars 1999. Dans les faits, la
monnaie unique a plut&#244;t renforc&#233; la
concurrence entre les pays europ&#233;ens pour
attirer les investisseurs ext&#233;rieurs &#187;.
G&#233;rard Dupuy, omnisp&#233;cialiste &#224; &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;,
renie son idole comme il avait nagu&#232;re reni&#233; son
gauchisme : &lt;i&gt;&#171; Comment
imaginer pour une monnaie
une autre devise que &#8220;business
as usual&#8221; ? &#187;&lt;/i&gt; (5-6.1.02).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est un point, en revanche, sur
lequel les m&#233;dias (qui mentent)
ne c&#233;deront pas : tout comme le Titanic &#233;tait
insubmersible, la ligne Maginot infranchissable, et
Balladur pr&#233;sident en 1995, l'euro n'est pour rien
dans l'inflation. D'ailleurs, quelle inflation ? &lt;i&gt;Le
Monde&lt;/i&gt; (31.12.06) peste contre&lt;i&gt; &#171; l'irrationalit&#233; de
citoyens persuad&#233;s que les prix flambent [&#8230;]
quand les statistiques officielles indiquent le
contraire &#187;.&lt;/i&gt; Ce n'est pas une malheureuse
&#171; &#233;tude &#187; de TNS-Sofres (d&#233;cembre 2006), selon
laquelle 52 % des Fran&#231;ais pensent qu'adopter
l'euro a &#233;t&#233; une mauvaise chose et 94%
consid&#232;rent que cette devise a entra&#238;n&#233;
une hausse des prix au quotidien, qui leur
fera changer d'avis. &lt;i&gt;&#171; Il ne faut pas
accorder aux sondages n&#233;gatifs trop
d'importance &#187;&lt;/i&gt;, ass&#232;ne&lt;i&gt; Le Figaro&lt;/i&gt; (1.1.07).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour Laurent Joffrin, si l'inflation existe,
c'est la faute au soleil, car &lt;i&gt;&#171; il y a eu une
co&#239;ncidence dans le temps avec des
hausses substantielles sur les produits
frais, essentiellement pour des raisons
climatiques &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Nouvel Observateur&lt;/i&gt;, 8.1.04).
Pour L'Express (16.11.06), les Fran&#231;ais sont
responsables de leur infortune : &lt;i&gt;&#171; Sans le
vouloir, les consommateurs rendent eux-m&#234;mes l'euro inflationniste. &#187;&lt;/i&gt;
Le ministre sarkozyste Thierry Breton, grand expert en euros tant il en a
amass&#233; par millions sous forme de stock-options quand il dirigeait France
T&#233;l&#233;com, consid&#232;re que, &lt;i&gt;&#171; dans la
hausse du prix de la baguette depuis
2001, il y a bien s&#251;r le co&#251;t des
35 heures, et &#231;a, on l'a trop cach&#233;
aux Fran&#231;ais &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;, 16.11.06).
On a &#233;galement trop cach&#233; aux
Fran&#231;ais que Breton, loin d'&#234;tre
seulement rapace, est un &#226;ne
r&#233;actionnaire. &lt;i&gt;Le Plan B&lt;/i&gt; le r&#233;v&#232;le.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Paru dans &lt;a href='http://www.leplanb.org/LE-PLAN-B-No6-SOMMAIRE.html' class='spip_in'&gt;Le Plan B n&#176;6 (f&#233;v-mars 2007)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un peu moins de caviar dans les nouilles</title>
		<link>http://www.leplanb.org/Un-peu-moins-de-caviar-dans-les.html</link>
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		<dc:date>2010-05-05T15:21:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Le Plan B</dc:creator>


		<dc:subject>Etats-Unis</dc:subject>
		<dc:subject>Crise &#233;conomique</dc:subject>
		<dc:subject>Sommaire Plan B n&#176;22</dc:subject>

		<description>&#171; Les milliardaires ont perdu la moiti&#233; de leur fortune en 2008 &#187;, titraient Les &#201;chos le 12 septembre dernier. Boulevers&#233;e par cette trag&#233;die, la presse am&#233;ricaine a invent&#233; un nouveau journalisme social : l'immersion chez les millionnaires contraints par la crise de brader leur jet priv&#233;. Un journaliste am&#233;ricain du xixe si&#232;cle, Finley Peter Dunne, affirmait que la vocation d'un journal consistait &#224; &#171; conforter les afflig&#233;s et &#224; affliger les bienheureux &#187;. Ses confr&#232;res d'aujourd'hui ne r&#233;cusent pas (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Les milliardaires ont perdu la moiti&#233; de leur fortune en 2008 &#187;, titraient &lt;i&gt;Les &#201;chos&lt;/i&gt;
le 12 septembre dernier. Boulevers&#233;e par cette trag&#233;die, la presse am&#233;ricaine a invent&#233;
un nouveau journalisme social : l'immersion chez les millionnaires contraints par la crise
de brader leur jet priv&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un journaliste am&#233;ricain du
xixe si&#232;cle, Finley Peter
Dunne, affirmait que la vocation
d'un journal consistait &#224;
&lt;i&gt;&#171; conforter les afflig&#233;s et &#224; affliger
les bienheureux &#187;&lt;/i&gt;. Ses confr&#232;res d'aujourd'hui
ne r&#233;cusent pas cette d&#233;finition, mais lui
accordent une signification un peu diff&#233;rente : les afflig&#233;s dont il importe de s&#233;cher
les pleurs, ce sont les millionnaires inquiets
pour leurs millions [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Cet article constitue une version retravaill&#233;e d'un texte du mensuel (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car la crise &#233;conomique a durement
frapp&#233; les riches, ainsi que le souligne
ce titre du Washington Post : &lt;i&gt;&#171; Comment
s'en sortir avec 300 000 dollars par an &#187;&lt;/i&gt;
(16.8.09). L'auteur de l'article reconna&#238;t
qu'un tel exploit n'impressionne que les
avertis : &lt;i&gt;&#171; Pour le profane, la r&#233;cession qui
affecte la client&#232;le hupp&#233;e des clubs de golf de
Westchester County ne saute pas n&#233;cessairement
aux yeux. &#187;&lt;/i&gt; Raison de plus pour d&#233;clencher
une prise de conscience en sensibilisant les
foules &#224; la d&#233;ch&#233;ance de Laura Steins, vice pr&#233;sidente
d'une soci&#233;t&#233; de cartes de cr&#233;dit
dont les rentes ont fondu. Divorc&#233;e, Laura
survit dans une masure &#224; 2,5 millions de
dollars, n'a plus que deux domestiques &#224;
son service et &lt;i&gt;&#171; ne cache pas qu'elle a du mal
&#224; s'en sortir avec 300 000 dollars de revenus
annuels &#187;&lt;/i&gt;. Elle para&#238;t certes &lt;i&gt;&#171; rayonner de
confiance &#187;&lt;/i&gt; dans son &lt;i&gt;&#171; tailleur sombre de chez
Armani &#187;&lt;/i&gt;, mais que l'on ne s'y trompe pas :
elle a d&#233;j&#224; annul&#233; plusieurs rendez-vous
avec son salon de beaut&#233;, &lt;i&gt;&#171; un signe &#233;loquent
de d&#233;r&#233;liction &#233;conomique pour une dame
comme Laura Steins &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; &#202;tre riche ne paie plus &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'attention des coeurs de
pierre que ce drame laisserait
insensibles, le passage
suivant remet les pendules
&#224; l'heure : &lt;i&gt;&#171; Les fantasmes
nourris par les classes d&#233;favoris&#233;es
sur le mode de vie des
&#233;lites &#8211; petits chiens habill&#233;s
en Dolce &amp; Gabbana, par
exemple &#8211; tombent &#224; c&#244;t&#233;
de la plaque. Les tapis sont
us&#233;s, du lait a &#233;t&#233; renvers&#233;,
et un molosse appel&#233; Tyson
r&#244;de autour de la table,
dans l'espoir de chiper
une c&#244;te de porc dans
l'assiette d'un enfant
distrait. &#187;&lt;/i&gt; Pour compl&#233;ter
ce tableau
digne de Zola, l'envoy&#233;e
sp&#233;ciale
du &lt;i&gt;Washington Post&lt;/i&gt; fronce les narines : elle a rep&#233;r&#233; une
&lt;i&gt;&#171; mauvaise odeur, signe d'une possible fuite des
canalisations d'eaux us&#233;es &#187;&lt;/i&gt;. H&#233;las, dans la
banlieue chic o&#249; r&#233;side Laura, &lt;i&gt;&#171; faire venir
un plombier co&#251;te des milliers de dollars &#187;&lt;/i&gt;, alors
tant pis pour l'odeur. L'abn&#233;gation de la
vice-pr&#233;sidente dans cet environnement
hostile force le respect de la journaliste,
qui s'&#233;meut : &lt;i&gt;&#171; Il faut du courage pour &#233;lever
seule son enfant dans un quartier r&#233;sidentiel
peupl&#233; de couples mari&#233;s. &#187;&lt;/i&gt; Dans un
ghetto grouillant de familles monoparentales,
la t&#226;che est beaucoup
moins h&#233;ro&#239;que. Et les plombiers y
co&#251;tent moins cher.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trois semaines plus tard, le sort des
lumpen-millionnaires inspire au
&lt;i&gt;Washington Post&lt;/i&gt; ce constat m&#233;lancolique : &lt;i&gt;&#171; &#202;tre riche ne paie plus comme avant. &#187;&lt;/i&gt;
Sous le titre : &lt;i&gt;&#171; Les nantis paient les pots
cass&#233;s de la crise &#187;&lt;/i&gt; (15.9.09), le journal qui
d&#233;busqua le Watergate en 1972 r&#233;pertorie &#224;
pr&#233;sent les pers&#233;cutions dont sont victimes
les millionnaires de par le monde &#8211; &lt;i&gt;&#171; taxation
des banquiers, chasse &#224; l'&#233;vasion fiscale en
Suisse ou &#224; Singapour, contribuables ais&#233;s mis
sur la sellette &#187;&lt;/i&gt;. La pl&#232;be ricane, &#233;videmment,
mais, &lt;i&gt;&#171; pour d'autres, l'impression qui pr&#233;vaut
est que les gouvernements se servent sur le dos
des riches, qui ont pourtant d&#233;j&#224; pay&#233; un lourd
tribut sur le march&#233; des actions et de l'immobilier &#187;&lt;/i&gt;. Le journal en veut pour
preuve l'intention affich&#233;e
par le pr&#233;sident Barack
Obama d'inverser
le programme
de baisse des
imp&#244;ts de son
pr&#233;d&#233;cesseur
George
W. Bush et
de porter
&lt;i&gt;&#171; la tranche
d ' imposition la plus
haute de 35
&#224; 39,6 % en
2011, soit
au niveau en vigueur sous l'&#232;re Clinton &#187;&lt;/i&gt;. Un retour aux
ann&#233;es noires, en quelque sorte, m&#234;me si
cette tranche atteignait 91 % entre 1941
et 1964&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les infortunes de la richesse pr&#233;occupent
aussi &lt;i&gt;The New York Times&lt;/i&gt;, qui titre en
&#171; Une &#187; : &lt;i&gt;&#171; Coup d'arr&#234;t au boom des superriches &#187;&lt;/i&gt; (21.8.09). &lt;i&gt;&#171; Pour chaque investisseur
qui a retrouv&#233; son niveau de
revenus ant&#233;rieur &#224; la crise,
explique le quotidien, il
y en a beaucoup d'autres
qui ont perdu leur emploi,
ou des millions. Depuis
trente ans, on assistait &#224;
une croissance continue du
nombre et des revenus des
super-riches. Mais, &#224; en
croire de nombreux &#233;conomistes, cette &#233;poque
pourrait bien &#234;tre r&#233;volue. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La d&#233;solation des manucures&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Le New York Times&lt;/i&gt; admet lui aussi que &lt;i&gt;&#171; les
probl&#232;mes des plus fortun&#233;s risquent de ne gu&#232;re
&#233;mouvoir les familles moins ais&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, mais celles-
ci feraient bien de m&#233;diter la question :
&lt;i&gt;&#171; Le fait que les riches connaissent des temps
difficiles va-t-il profiter pour autant aux classes
moyennes et aux pauvres ? &#187;&lt;/i&gt; L'hypoth&#232;se, au
fond, n'est pas si saugrenue&#8230; Mais, aux
yeux du &lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt;, le malheur des
millionnaires fait le d&#233;sespoir de tous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette grande trag&#233;die pr&#233;sente n&#233;anmoins
un avantage : les journalistes y trouvent
l'occasion de vidanger leurs glandes
lacrymales tout en reluquant le retour sur
investissement &#224; l'horizon de la &#171; reprise &#187;.
Les m&#233;dias am&#233;ricains se sont ainsi voil&#233;s
de noir pour manifester leurs condol&#233;ances
&#224; John McAfee, un inventeur de
logiciels antivirus qui a perdu 96 % de sa
fortune dans des placements hasardeux
(des immeubles dans le Colorado et &#224;
Hawa&#239;). Sur ses 100 millions de dollars,
il ne lui en reste plus que 4. Le malheureux
a d&#251; vendre une de ses propri&#233;t&#233;s au
Nouveau-Mexique o&#249; il garait ses avions.
Horreur supr&#234;me, il a m&#234;me port&#233; au clou
son jet Cessna et emprunte d&#233;sormais les
avions de ligne&#8230; &lt;i&gt;The New York Times&lt;/i&gt;, tr&#232;s &#233;prouv&#233; par cette descente aux enfers,
n'oublie pas que le golden boy d&#233;chu,
&lt;i&gt;&#171; avec 4 millions en poche, reste largement
mieux pourvu que la plupart des Am&#233;ricains,
bien s&#251;r &#187;&lt;/i&gt;. Bien s&#251;r. Sauf qu'&#234;tre plus riche
que ses semblables ne console pas du fait
d'&#234;tre moins riche qu'auparavant, comme
l'a fort bien compris &#171; Nightline &#187;, le magazine
de reportages de la cha&#238;ne ABC. &lt;i&gt;Le
Plan B&lt;/i&gt; avait la gorge nou&#233;e en visionnant
le portrait que cette &#233;mission a consacr&#233; &#224;
McAfee le 1er septembre dernier :
&lt;i&gt;&#171; Du fait de la r&#233;cession, les Am&#233;ricains moyens
font certainement attention &#224; chaque sou qu'ils
d&#233;pensent. Mais, pour nombre de super-riches,
la crise s'est traduite par des pertes de plusieurs
millions, parfois de plusieurs milliards. Des
analystes ont calcul&#233; que le nombre d'Am&#233;ricains
disposant d'une fortune personnelle d'au
moins 30 millions de dollars a chut&#233; de presque
25 % l'ann&#233;e derni&#232;re. Eh bien, l'homme
que nous allons vous faire rencontrer est l'un
des plus gros perdants de la crise. Une situation
stup&#233;fiante. Mais sa r&#233;action va s&#251;rement vous
surprendre. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; un moment du reportage, McAfee tente
en effet d'apaiser le journaliste qui le suit,
et dont la sollicitude larmoyante a fini par
l'agacer : &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas la peine de me plaindre,
moi-m&#234;me je ne me plains pas. Je suis parfaitement
bien. Si j'avais peur de perdre ma maison
et mon boulot, si je ne savais plus comment
nourrir ma famille, je n'aurais s&#251;rement pas
une once de compassion pour quelqu'un dans
ma situation. &#187;&lt;/i&gt; Pas s&#251;r que cette remarque
de bon sens ait tellement &#171; surpris &#187; les
t&#233;l&#233;spectateurs&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certes, les quelque 40 millions d'Am&#233;ricains
recens&#233;s comme vivant en dessous
du seuil de pauvret&#233; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='D'apr&#232;s les derniers chiffres du Census Bureau, l'organisme statistique du (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;] ne jouissent pas des
m&#234;mes faveurs m&#233;diatiques. Mais, pour
l'immense majorit&#233; d'entre eux, ils &#233;taient
d&#233;j&#224; tout aussi pauvres avant la crise. Une
stabilit&#233; de condition que bien des riches
pourraient leur envier, si l'on en croit le
&lt;i&gt;Los Angeles Times&lt;/i&gt;, qui a patiemment &#233;cout&#233;
la client&#232;le d'un salon de coiffure de luxe
&#224; Manhattan. Son constat fait froid dans le
dos : &lt;i&gt;&#171; L'orgie du shopping est termin&#233;e. [&#8230;]
Nombre de dames arrivent au salon en voiture
de ville et non plus en limousine. Et le d&#233;lai
entre chaque rendez-vous est pass&#233; de quatre &#224;
six semaines, voire, dans les cas extr&#234;mes, &#224; huit
semaines &#187;&lt;/i&gt; (3.7.09). Mais que fait la Croix-
Rouge ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Paru dans &lt;a href='http://www.leplanb.org/LE-PLAN-B-No22-SOMMAIRE.html' class='spip_in'&gt;Le Plan B n&#176;22, f&#233;vrier-mars 2010&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Cet article constitue une version retravaill&#233;e
d'un texte du mensuel am&#233;ricain &lt;i&gt;Extra ! &lt;/i&gt;de
novembre 2009, intitul&#233; &lt;i&gt;&#171; Hard Times
for the Overclass &#187; (&#171; Sale temps pour
le gratin &#187;&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] D'apr&#232;s les derniers chiffres du
Census Bureau, l'organisme statistique
du gouvernement am&#233;ricain,
39,8 millions de personnes vivaient
en septembre 2009 en dessous du seuil de
pauvret&#233;, soit 13,2 % de la population.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>LE PLAN B N&#176;23 - SOMMAIRE</title>
		<link>http://www.leplanb.org/LE-PLAN-B-No23-SOMMAIRE.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Le Plan B</dc:creator>


		<dc:subject>Sommaire Plan B n&#176;23</dc:subject>

		<description>Ultime num&#233;ro du Plan B. COLLECTOR ! Au sommaire Le Plan B s'arr&#234;te, l'aventure continue (p. 3) Le Plan B tire sa r&#233;v&#233;rence. Retour sur dix ans de lutte sardone contre le Parti de la Presse et de l'Argent (PPA). Val se fait les dents sur un stagiaire (p. 4) Impuissant &#224; endiguer les interventions intempestives d'auditeurs sardons, le colosse de France Inter sait n&#233;anmoins faire preuve d'autorit&#233;. Surtout pour censurer un &#233;tudiant&#8230; Fin de concession (p. 5) En exclusivit&#233; mondiale, Le Plan B (...)

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&lt;a href="http://www.leplanb.org/-Sommaires-.html" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.leplanb.org/+-Le-Plan-B-no23-+.html" rel="tag"&gt;Sommaire Plan B n&#176;23&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.leplanb.org/local/cache-vignettes/L118xH150/arton890-d2de7.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='118' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:118px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ultime num&#233;ro du Plan B. COLLECTOR !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Au sommaire&lt;/h3&gt;
&lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://www.leplanb.org/Le-Plan-B-s-arrete-l-aventure.html' class='spip_in'&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i&gt;Le Plan B&lt;/i&gt; s'arr&#234;te, l'aventure continue (p. 3)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/a&gt;
&lt;i&gt;Le Plan B&lt;/i&gt; tire sa r&#233;v&#233;rence. Retour sur dix ans de lutte sardone contre le Parti de la Presse et de l'Argent (PPA).&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Val se fait les dents sur un stagiaire (p. 4)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Impuissant &#224; endiguer les interventions intempestives d'auditeurs sardons, le colosse de France Inter sait n&#233;anmoins faire preuve d'autorit&#233;. Surtout pour censurer un &#233;tudiant&#8230;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Fin de concession (p. 5)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En exclusivit&#233; mondiale, Le Plan B pr&#233;sente un extrait du prochain film de Pierre Carles, Fin de concession. L'histoire ? Un myst&#233;rieux &#171; journaliste uruguayen &#187;, Carlos Pedro, revient sur la privatisation de TF1 pour enqu&#234;ter sur les relations entre m&#233;dias et pouvoir.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Gr&#232;ve de journalistes ou pet de lapin (p. 6)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Elev&#233;s dans la phobie de la gr&#232;ve, les journalistes se retrouvent tout penauds lorsque, rabot&#233;s &#224; leur tout par l'employeur, ils se d&#233;cident eux-m&#234;mes &#224; cesser le travail. Exemple burlesque &#224; La D&#233;p&#234;che du Midi.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; Les proph&#233;ties du mage Perrineau (p. 7)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Brushing en bataille et sourcils magistraux, le sondeur Pascal Perrineau inonde les plateaux de ses expertises nulles et de ses pr&#233;visions rat&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;NPA contre NDA : 0-1 (p. 8)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nicolas Dupont-Aignant, gaulliste en culottes courtes quasi inconnu du grand public, a surclass&#233; Besancenot aux r&#233;gionales d'Ile-de-France. Encore un triomphe pour le &#171; meilleur communicant 2009 &#187; et sa strat&#233;gie m&#233;diatique.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Au bal des nigauds (p. 10-11)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dur m&#233;tier que l'orpaillage : on extrait des grains d'or &#224; partir de flots de boue. Pass&#233; au tamis de la Sardonie depuis une d&#233;cennie, le discours des r&#233;gents de la presse fran&#231;aise rec&#232;le des p&#233;pites de b&#234;tise. En voici quelques-unes, r&#233;unies en collier pour que l'amn&#233;sie ne conduise pas &#224; l'amnistie.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Patron, po&#232;te et chasseur de sans-papiers (p. 12-13)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ancien policier de Calais, Patrick Guerbette dirige une entreprise sp&#233;cialis&#233;e dans la d&#233;tection des migrants qui s'accrochent aux essieux des poids lourds. Durant les heures creuses, il &#233;crit po&#232;mes et romans. &lt;i&gt;Le Plan B&lt;/i&gt; lui a demand&#233; une d&#233;dicace&#8230;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Du m&#233;nage par temps de crise : intellectuels &#224; vendre (p. 14-15)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La presse va mal, les m&#233;nages vont bien. Penadant que leurs radeaux coulent, &#233;lites m&#233;diatiques et intellectuelles se m&#233;tamorphosent en animateurs de sup&#233;rettes. Et il y en a pour toutes les bourses&#8230;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Journalistes psychologues pour march&#233;s angoiss&#233;s (p. 16-17)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les march&#233;s ont ruin&#233; la Gr&#232;ce ? Il faut ch&#226;tier les Grecs et &#171; rassurer les march&#233;s &#187;, conclut la presse.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Et l'Iran inventa l'islamo-gauchisme (p. 18)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il y a un si&#232;cle, inspir&#233;s par la r&#233;volution russe, les sociaux-d&#233;mocrates iraniens cr&#233;aient un nouvel alliage politique &#224; base de socialisme et de religion.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La France paresseuse (p. 19)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un morceau m&#233;connu de la lancinante petite musique lib&#233;rale, diffus&#233; sur Antenne 2 en 1987. Une bonne partie du PPA y s&#233;vit d&#233;j&#224;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le proc&#232;s du &lt;i&gt;Plan B&lt;/i&gt; (p. 20)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Chacun conna&#238;t l'acte d'accusation : attaques personnelles ; salir l'eau pure de notre d&#233;mocratie ; articles non sign&#233;s ; comme dans les ann&#233;es 30&#8230; Mais la foule en d&#233;lire a appris &#224; m&#233;priser cette moraline et acclame notre h&#233;ros longtemps apr&#232;s sa sortie du tribunal, libre&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le Plan B s'arr&#234;te, l'aventure continue</title>
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		<dc:creator>Le Plan B</dc:creator>


		<dc:subject>Minicol</dc:subject>
		<dc:subject>Sommaire Plan B n&#176;23</dc:subject>

		<description>Terminus. Tout le monde descend. C'est l'heure du changement&#8201; : Le Plan B suspend sa parution. En mars 2006, entre la victoire du &#171; non &#187; au r&#233;f&#233;rendum sur la Constitution europ&#233;enne et le triomphe de la bataille contre le CPE, les f&#233;es de la lutte sociale s'&#233;taient pench&#233;es sur le berceau de la jeune publication sardone. Agitant leurs banderoles magiques, elles avaient pr&#233;venu qu'un journal de critique des m&#233;dias et d'enqu&#234;tes sociales tirerait sa force de son ancrage dans les cort&#232;ges autant que de (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Terminus. Tout le monde descend. C'est l'heure du changement&#8201; : &lt;i&gt;Le Plan B&lt;/i&gt; suspend sa parution.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En mars 2006, entre la victoire du &lt;i&gt;&#171; non &#187;&lt;/i&gt; au r&#233;f&#233;rendum sur la Constitution europ&#233;enne et le triomphe de la bataille contre le CPE, les f&#233;es de la lutte sociale s'&#233;taient pench&#233;es sur le berceau de la jeune publication sardone. Agitant leurs banderoles magiques, elles avaient pr&#233;venu qu'un journal de critique des m&#233;dias et d'enqu&#234;tes sociales tirerait sa force de son ancrage dans les cort&#232;ges autant que de son audience. Entrelacer guerre sociale et guerre des id&#233;es, nourrir celle-ci au lait de celle-l&#224;&#8201; : la ligne &#233;tait trac&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Las&#8201; ! Depuis cinq num&#233;ros, ventes en kiosque et abonnements fl&#233;chissent, maintenant l'esquif &#224; peine au-dessus de l'&#233;tiage. Mais, surtout, la diffusion militante s'effondre, passant de 3&#8201;500 exemplaires &#224; moins de 200. Ce coup de sabre dans les jarrets refl&#232;te une humeur g&#233;n&#233;rale faite de braises sombres et de col&#232;res rentr&#233;es. La violence de la crise sociale et le sabotage des mobilisations de 2009 par les directions syndicales ont produit leur effet. Nous avons pris notre part &#224; cette d&#233;saffection en n'animant plus avec la m&#234;me constance les centaines de r&#233;unions publiques qui unissaient, par-del&#224; le papier, le journal &#224; ses lecteurs. La rar&#233;faction des manifestations a fait le reste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Internationale sardonique a donc d&#233;cid&#233; de suspendre la parution de son organe tant que les conditions d'une relance &#233;bouriffante ne sont pas r&#233;unies. Bien des groupes militants se sont fix&#233; pour seul objectif de faire vivre leurs structures&#8230; &lt;i&gt;Le Plan B&lt;/i&gt; s'en voudrait de marcher sur leurs barbiches. En effet, la Sardonie n'a pas vocation &#224; installer des apparatchiks de la contestation. D&#233;crivant les principes fondamentaux de la guerre de partisans &#233;labor&#233;s en 1928, Mao explique&#8201; : &lt;i&gt;&#171; L'ennemi avance, nous reculons&#8201; ; l'ennemi s'immobilise, nous le harcelons&#8201; ; l'ennemi s'&#233;puise, nous le frappons&#8201; ; l'ennemi recule, nous le pourchassons. [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; Les probl&#232;mes strat&#233;giques de la guerre r&#233;volutionnaire en Chine &#187; (d&#233;cembre (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;] &#187;&lt;/i&gt; Un journal qui mord et fuit, telle est notre tactique depuis dix ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dix ans&#8201; ? Oui&#8201; : &lt;/strong&gt;en juin 2000, 20&#8201;000 num&#233;ros z&#233;ro d'un journal baptis&#233; &lt;i&gt;PLPL&lt;/i&gt; (Pour lire pas lu) inondent les rues de Millau lors du rassemblement de soutien aux inculp&#233;s de la Conf&#233;d&#233;ration paysanne. D'abord diffus&#233;e sous le manteau, puis sur abonnement et partout o&#249; l'on se tient debout, l'&#233;tincelle &lt;i&gt;PLPL&lt;/i&gt; embrase la morne plaine de la presse de centre gauche. Projetant son venin sardonique sur &lt;i&gt;&#171; les m&#233;dias qui mentent, les patrons qui plastronnent et la gauche qui capitule &#187;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;PLPL&lt;/i&gt; lib&#232;re un territoire intellectuel o&#249; convergent les r&#233;sistants les plus aguerris et les plus joyeux&#8201; : la Sardonie. Ce nom d&#233;coule d'une objection formul&#233;e par l'&#233;crivain G&#252;nter Grass &#224; notre parrain Pierre Bourdieu en 1999&#8201; : &lt;i&gt;&#171; Je n'ai pas dit que nous vivions une &#233;poque dr&#244;le. Mais le rire sarcastique, sardonique, lib&#233;rateur, c'est aussi une mani&#232;re de protester. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Seul contre tous, mais &#233;quip&#233; d'une colonne vert&#233;brale, &lt;i&gt;PLPL&lt;/i&gt; charge les l&#233;gions de quadrup&#232;des qui r&#232;gnent sur les m&#233;dias dominants. Repolitiser la question de la production de l'information, exposer les biais d'un traitement syst&#233;matiquement hostile aux salari&#233;s et aux ch&#244;meurs, arracher leur masque de respectabilit&#233; aux &#233;ditorialistes et aux intellectuels &#224; gages, mettre en garde les contestataires contre l'impasse de la strat&#233;gie m&#233;diatique&#8201; : en 2006, &lt;i&gt;Le Plan B&lt;/i&gt; reprendra ces objectifs &#224; son compte, en y ajoutant celui de l'enqu&#234;te sociale, qui confronte le monde r&#233;el &#224; celui fabriqu&#233; par le Parti de la presse de l'argent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La critique des m&#233;dias&lt;/strong&gt; se renouvelait alors. Elle pilonnait les faux impertinents (Michel Field, Philippe Val&#8230;) dont le discr&#233;dit actuel fait oublier &#224; quel point ils furent adul&#233;s. Elle &#233;tait port&#233;e&#8201; ; elle &#233;tait dangereuse. Ceux qui s'y livraient &#233;taient assimil&#233;s &#224; des nazis par Le Monde, dont la direction tric&#233;phale (Alain Minc, Edwy Plenel, Jean-Marie Colombani) repr&#233;sentait le comit&#233; central de la bourgeoisie (financi&#232;re, moustachue, traditionnelle). Des proscrits nous encourageaient &#8211; &lt;i&gt;&#171; Temps futurs&#8201; ! Vision sublime&#8201; ! Les peuples sont hors de l'ab&#238;me &#187;&lt;/i&gt;&#8201; ; des perroquets chauves et m&#233;lancoliques couinaient dans les jupes du pouvoir contre notre &lt;i&gt;&#171; antijournalisme de poubelle &#187;&lt;/i&gt;. &#192; chacun son style. Quand, pour f&#234;ter son lancement, &lt;i&gt;Le Plan B&lt;/i&gt; pirata l'antenne de France Inter et envoya l'animateur St&#233;phane Paoli &#224; l'h&#244;pital avec une congestion c&#233;r&#233;brale, les courriers indign&#233;s afflu&#232;rent (&lt;i&gt;&#171; Mais comment osez-vous, un homme si bon&#8201; ! &#187;&lt;/i&gt;). Nos plumes hilares brisaient leurs hallebardes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'atmosph&#232;re a chang&#233;.&lt;/strong&gt; On ne nous hait plus, on ne nous injurie plus. Les traits vip&#233;rins s'espacent, le chyme claircit (voir la d&#233;claration d'amour ci-contre). Qui se trouve hors d'&#233;tat de susciter l'adversit&#233; fr&#244;le la mort politique. &#192; l'exception de la Garde des lecteurs sardons, qui parfois plie mais jamais ne rompt, on nous ach&#232;te sans conviction, on nous jette un &#339;il sans &#233;clat, on nous approuve sans en tirer de cons&#233;quences pratiques. On nous consomme. Certains s'en seraient content&#233;s&#8201; ; pas nous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant que &lt;i&gt;Le Plan B&lt;/i&gt; part aux champs, les grands m&#233;dias traditionnels descendent au cercueil. &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Lib&#233;ratio&lt;/i&gt;n, &lt;/i&gt;Charlie Hebdo&lt;/i&gt; tutoient le d&#233;p&#244;t de bilan&#8201; ; TF1 s'asphyxie&#8201; ; Lagard&#232;re quitte le navire du papier. Lecteurs et t&#233;l&#233;spectateurs fuient sur Internet et sur les cha&#238;nes c&#226;bl&#233;es, emportant avec eux la manne publicitaire. Cette multiplication des canaux d'information et des informateurs a &#233;cr&#234;t&#233; les centres de pouvoir &#233;ditoriaux. Hier, trois cath&#233;drales faisaient carillonner la pens&#233;e dominante&#8201; ; mille bouches num&#233;riques la chuchotent aujourd'hui, mais avec la certitude de porter la voix du maquis. Assur&#233;ment, &lt;i&gt;Le Plan B&lt;/i&gt; n'a pas suivi ce tournant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Simultan&#233;ment, la critique des m&#233;dias se banalise et, parfois, d&#233;g&#233;n&#232;re. Des politiques s'en font parure pour gagner quelques points dans les sondages&#8201; ; des blogueurs commentent sans fin les commentaires pour doper l'audience de leur site&#8201; ; des amuseurs rivalisent de sarcasmes pour accro&#238;tre leur notori&#233;t&#233;&#8201; ; des bobos braillent &lt;i&gt;&#171; c'est la faute &#224; TF1&#8201; ! &#187;&lt;/i&gt; pour s'&#233;pargner la peine d'une analyse sociale et politique. Mais tous se p&#226;ment devant Florence Aubenas. Nous ne croyons pas au journalisme, ni &#224; sa figure centrale, personnification d'une illusoire libert&#233; petite-bourgeoise. Dans nos r&#233;gimes, l'information prolonge la guerre des classes par d'autres moyens. Qui la poss&#232;de la contr&#244;le, f&#251;t-ce au prix d'un zeste de dissidence ou de d&#233;rision tarif&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Satirique et mordante, la Sardonie ne se r&#233;sume pas au ricanement hors sol, version comique de l'art pour l'art. Dans la tradition carnavalesque, le rire populaire caract&#233;rise un monde parall&#232;le o&#249; hi&#233;rarchies, castes et contraintes s'inversent. De la m&#234;me mani&#232;re, le rire sardonique est li&#233; &#224; l'ordre social dans un rapport de renversement. Sans ce dernier, il n'est rien. La critique radicale des m&#233;dias n'est pas une fin en soi. Elle s'inscrit dans un projet politique et vise &#224; d&#233;truire l'obstacle que les grands moyens d'information dressent sur la voie de l'&#233;mancipation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est peu dire qu'il reste &#224; faire.&lt;/strong&gt; Les m&#233;dias mentent toujours, les patrons plastronnent encore, la gauche capitule inlassablement. Mais au moins ces v&#233;rit&#233;s-l&#224; sont-elles chevill&#233;es aux esprits. Celui de la Sardonie a irrigu&#233; des dizaines de journaux et de radios alternatives, des centaines de blogs. Malgr&#233; ses difficult&#233;s perp&#233;tuelles, la presse libre germine et pr&#233;pare les embuscades. Nous comptons sur notre fid&#232;le vitrine universitaire, Acrimed, pour porter l'estocade &#224; l'ex-complice d'Alain Minc, Edwy Plenel [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Hourra&#8201; ! pour notre camarade Rivi&#232;re qui, tirant parti de vieilles amiti&#233;s (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;], et pour analyser la strat&#233;gie m&#233;diatique des formations de la gauche de gauche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En attendant notre reparution, dans un mois, dans un an, au d&#233;tour d'une manifestation, sous un pav&#233;, pour tirer un coup de pistolet dans la noce des satisfaits, l'Internationale sardonique nous communique ce message inspir&#233; des Raisins de la col&#232;re de John Steinbeck (chapitre 28)&#8201; : &lt;i&gt;&#171; La Sardonie sera toujours l&#224;, partout, dans l'ombre. Partout o&#249; tu porteras les yeux. Partout o&#249; il y aura une bagarre pour que les gens puissent avoir &#224; manger, la Sardonie sera l&#224;. Partout o&#249; il y aura un flic moustachu en train de passer un type &#224; tabac, la Sardonie sera l&#224;. Dans les cris des gens qui se mettent en col&#232;re parce qu'ils n'ont rien dans le ventre, la Sardonie sera l&#224;.
Elle brille de mille feux.
&lt;br /&gt;Feu&#8201; ! Feu&#8201; ! Feu&#8201; ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Paru dans &lt;a href='http://www.leplanb.org/LE-PLAN-B-No23-SOMMAIRE.html' class='spip_in'&gt;Le Plan B n&#176;23, juin-juillet 2010&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &#171; Les probl&#232;mes strat&#233;giques de la guerre r&#233;volutionnaire en Chine &#187; (d&#233;cembre 1936), in Mao Ts&#233;-toung, &lt;i&gt;&#201;crits choisis en trois volumes&lt;/i&gt;, vol. 1, Maspero, Paris, 1967, p. 118.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Hourra&#8201; ! pour notre camarade Rivi&#232;re qui, tirant parti de vieilles amiti&#233;s moustachues, s'inflige de longues r&#233;unions publiques aux c&#244;t&#233;s d'Edwy afin de recueillir &#8211; et publier &#8211; les propos ineptes de ce ben&#234;t.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Du cake dans la barbiche</title>
		<link>http://www.leplanb.org/Du-cake-dans-a-barbiche.html</link>
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		<dc:date>2010-03-17T09:07:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Le Plan B</dc:creator>


		<dc:subject>Sommaire Plan B n&#176;04</dc:subject>
		<dc:subject>Joffrin, Laurent</dc:subject>

		<description>Le journaliste est un animal facile &#224; domestiquer. Cependant, obtenir une soumission totale peut n&#233;cessiter un grand investissement financier. Pour vous &#233;viter des d&#233;penses inconsid&#233;r&#233;es, le Plan B vous r&#233;v&#232;le des petits trucs qui feront de votre journaliste farouche un gentil chroniqueur &#224; barbiche. Une enqu&#234;te du Plan B 1- O&#249; s'en procurer un ? L'animal court les cocktails, les micros et les honneurs. Le journaliste utilis&#233; pour notre exp&#233;rience se nomme Laurent Joffrin. Il a &#233;t&#233; trouv&#233; dans le (...)

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&lt;a href="http://www.leplanb.org/-Medias-.html" rel="directory"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.leplanb.org/+-Sommaire-Plan-B-no04-+.html" rel="tag"&gt;Sommaire Plan B n&#176;04&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.leplanb.org/+-Joffrin-Laurent-+.html" rel="tag"&gt;Joffrin, Laurent&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le journaliste est un animal facile &#224;
domestiquer. Cependant, obtenir une
soumission totale peut n&#233;cessiter un
grand investissement financier. Pour
vous &#233;viter des d&#233;penses inconsid&#233;r&#233;es,
le Plan B vous r&#233;v&#232;le des petits trucs
qui feront de votre journaliste farouche
un gentil chroniqueur &#224; barbiche.
Une enqu&#234;te du &lt;i&gt;Plan B&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1- O&#249; s'en procurer un ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'animal court les cocktails, les micros
et les honneurs. Le journaliste utilis&#233;
pour notre exp&#233;rience se nomme
Laurent Joffrin. Il a &#233;t&#233; trouv&#233; dans le
Grenoble-Paris de 16h29 le 14 mai
2006, au retour d'un congr&#232;s d'ours
savants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_49 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.leplanb.org/local/cache-vignettes/L500xH741/Cake-f9350.jpg' width='500' height='741' alt=&quot;&quot; style='height:741px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2- Comment l'approcher ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'usage de la flatterie est imp&#233;ratif.
N'ayez pas peur d'exag&#233;rer, le journaliste
est gourmand en flagornerie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Le Plan B&lt;/i&gt; &#233;crit &#224; son cobaye :&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;
&#171; Cher Laurent Joffrin,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis venu au colloque organis&#233; par Pierre
Rosanvallon &#224; Grenoble en mai 2006 et j'ai assist&#233;
&#224; la s&#233;ance pl&#233;ni&#232;re du 14 mai sur &#8220;L'&#233;tat du capitalisme&#8221;.
J'ai trouv&#233; votre animation du d&#233;bat particuli&#232;rement
brillante et pleine d'humour, ce qui
n'&#233;tait pas chose ais&#233;e sur un tel sujet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De m&#234;me, j'ai appr&#233;ci&#233; le
dossier du &lt;i&gt;Nouvel Observateur&lt;/i&gt;
(11 au 17 mai) sur les nouveaux
intellectuels de gauche que vos
journalistes ont pr&#233;sent&#233; avec
brio. Merci d'insuffler un vent
nouveau dans le paysage intellectuel
fran&#231;ais ! .../...&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3- L'app&#226;t&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, le journaliste ne fait rien pour
rien. Pour susciter son int&#233;r&#234;t, il faut lui montrer
de l'or. Ici, nous avons remplac&#233; ce m&#233;tal on&#233;reux
par un substitut de moindre co&#251;t :&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;.../... Je vous ai en outre crois&#233; dans le train Grenoble-Paris de 16 h 29
le 14 mai 2006. Vous &#233;tiez dans le wagon-restaurant ; vous buviez du
Coca-Cola light et mangiez une tranche de cake. J'ai donc pens&#233; que
cela vous ferait plaisir de recevoir du bon cake fait maison.
Dans l'espoir que vous serez sensible &#224; mon attention, je vous prie,
Monsieur, de recevoir mes sentiments les meilleurs. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J&#233;r&#244;me Bonnot&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4- Normalement, le sujet est ferr&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Cher J&#233;r&#244;me Bonnot,
Merci pour ce cadeau
clin d'oeil.
Et merci pour vos flatteuses
appr&#233;ciations. &#187;
Laurent Joffrin&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5- Le dressage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une fois nourri et flatt&#233;, le journaliste se pliera
volontiers aux d&#233;bats &#233;vent&#233;s et aux joutes molles,
indispensables pour le garder en forme. Faites-lui
faire de l'exercice avec une vieille pol&#233;mique :&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Paris, le 5 septembre 2006&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cher Laurent Joffrin,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s vous avoir crois&#233; dans le train au retour du
forum sur &#171; la nouvelle critique sociale &#187; qui s'est
tenu &#224; Grenoble en mai 2006, je vous avais envoy&#233;
une grosse tranche de cake &#8211; car je sais que vous
aimez bien &#231;a &#8211; pour saluer l'impeccable justesse
de vos propos et de votre ton pendant la s&#233;ance pl&#233;ni&#232;re
sur &#171; l'&#233;tat du capitalisme &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, depuis ce cadeau, je suis tomb&#233; par hasard sur
un article qui m'a d&#233;&#231;u au plus haut point. En effet,
vous y &#233;crivez [&#224; propos de la guerre du Kosovo] : &#171; Les
intellectuels proserbes comme Patrick Besson, les souverainistes
comme R&#233;gis Debray ou Elisabeth L&#233;vy,
les experts pr&#233;tendument comp&#233;tents du Quai
d'Orsay et surtout les responsables successifs de la
politique &#233;trang&#232;re de la France ont, au mieux, laiss&#233;
faire les assassins et, au pis, ni&#233; et favoris&#233; un crime
contre l'humanit&#233; dont la r&#233;alit&#233; vient d'&#234;tre d&#233;finitivement
&#233;tablie &#187; (&lt;i&gt;Le Nouvel Observateur&lt;/i&gt;, semaine
du 26 d&#233;cembre 2002). Ces accusations extr&#234;mement
graves sont plus proches de l'insulte inconsid&#233;r&#233;e et
gratuite que des r&#233;flexions subtiles auxquelles vos
&#233;ditoriaux m'avaient habitu&#233; ; elles rappellent les heures
les plus sombres de l'histoire de France. .../...&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6- Motivez-le&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour contrarier son penchant
naturel &#224; la somnolence, le Joffrin
doit &#234;tre stimul&#233; intellectuellement.
Il est parfois n&#233;cessaire d'insister :&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;.../... J'ai toujours milit&#233; contre les
extr&#233;mistes, de droite comme de
gauche, et leurs propos outranciers.
Je pensais que vous &#233;tiez &#224; mes
c&#244;t&#233;s dans ce rude combat mais je
constate qu'il n'en est rien. .../...&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;7- Le truc du &lt;i&gt;Plan B&lt;/i&gt; :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Faute de r&#233;action au stimulus
de la lutte contre
les extr&#234;mes, l'argument
financier agira comme
un &#233;lectrochoc :&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;
.../... Cela m'a amen&#233; &#224; reconsid&#233;rer l'opportunit&#233;
de mon cadeau. Vous avez sans doute
mang&#233; le cake avec d&#233;lectation et n'&#234;tes donc
pas en mesure de me le rendre. Mais j'ai fort
heureusement conserv&#233; les factures du g&#226;teau
et du colis postal (voir copies ci-jointes). Je vous
prierais donc de bien vouloir me les rembourser.
Un ch&#232;que &#224; mon ordre fera l'affaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans l'espoir de recevoir mes euros au plus vite,
je vous prie, Monsieur, d'agr&#233;er mes salutations
respectueuses. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J&#233;r&#244;me Bonnot&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8- La patience alli&#233;e &#224; la fermet&#233;
sont toujours r&#233;compens&#233;es :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;
&#171; Cher ami,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis au regret de maintenir ma
phrase : Milosevic a &#233;t&#233; traduit en
justice, Mladic est recherch&#233;, le
massacre de Srebrenica est totalement
av&#233;r&#233;. Les intellectuels qui ont
voulu att&#233;nuer ou &#233;quilibrer la
responsabilit&#233; Serbe par une fausse
sym&#233;trie avec les Bosniaques se
sont tragiquement tromp&#233;s.
Sans rancune. Amicalement &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Laurent Joffrin&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Votre Joffrin deviendra un fid&#232;le compagnon. N'oubliez pas
de le nourrir. &#192; l'heure du bouclage, nous n'avions toujours
pas re&#231;u le remboursement du cake.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aucun animal n'a &#233;t&#233; maltrait&#233; pour cette exp&#233;rience.
Dans notre prochain num&#233;ro : &#171; Adoptez un Jean Daniel &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Paru dans &lt;a href='http://www.leplanb.org/LE-PLAN-B-No4-SOMMAIRE.html' class='spip_in'&gt;Le Plan B n&#176;4 (oct-nov 2006)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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